Les Bourses européennes dans le vert à la mi-séance

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LES BOURSES EUROPÉENNES AVANCENT À LA MI-SÉANCE
LES BOURSES EUROPÉENNES AVANCENT À LA MI-SÉANCE

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes regagnent vendredi à la mi-séance quasiment tout le terrain perdu la veille, ce redressement étant favorisé par des commandes à l'industrie meilleures que prévu en octobre en Allemagne et l'attente d'une accélération des créations d'emplois aux Etats-Unis.

À Paris, le CAC 40 prend 1,26% (54,32 points) à 4.378,21 points vers 11h45 GMT. À Francfort, le Dax gagne aussi 1,26% et à Londres, le FTSE progresse plus modestement de 0,53%. L'indice paneuropéen FTSEurofirst 300 est en hausse de 1,15% et l'EuroStoxx 50 de la zone euro de 1,6%.

Les futures sur indices indiquent que Wall Street devrait ouvrir en légère hausse. La tendance à New York dépendra toutefois fortement des chiffres de l'emploi qui seront annoncés à 13h30 GMT, soit une heure avant l'ouverture de place new-yorkaise.

Les analystes interrogés par Reuters s'attendent à 230.000 créations d'emplois en novembre aux Etats-Unis. Une accélération trop prononcée alimenterait toutefois la crainte des investisseurs d'un relèvement plus rapide que prévu des taux d'intérêts outre-Atlantique, ce qui pourrait déclencher un mouvement de prises de bénéfices.

Les commandes à l'industrie ont été meilleures que prévu en octobre en Allemagne et la révision à la baisse des prévisions de croissance de la Bundesbank n'a pas altéré le sentiment des investisseurs quant à la solidité de la première économie de la zone euro.

Passée leur déception née jeudi des propos de Mario Draghi, qui a annoncé que la Banque centrale européenne (BCE) ne prendrait aucune décision avant 2015 sur d'éventuels rachats de dette souveraine, les investisseurs restent convaincus que la BCE finira par se lancer rapidement dans un tel assouplissement quantitatif malgré l'hostilité renouvelée de l'Allemagne à cette politique.

Les rendements des obligations d'Etat des pays de la zone euro sont donc repartis à la baisse et l'euro évolue aux alentours de 1,2355 dollar après avoir grimpé jusqu'à 1,2457 jeudi.

L'interprétation qui sera donnée aux chiffres de l'emploi aux Etats-Unis devrait influer non seulement sur le taux de change euro-dollar mais aussi sur le cours de l'or.

Alors qu'il se dirige vers sa plus forte hausse hebdomadaire en 10 mois, l'or pourrait souffrir à nouveau si l'éventualité d'une hausse des taux d'intérêt américains paraissait se rapprocher, ce qui renforcerait l'attrait du dollar. L'once d'or, qui s'est rapprochée d'un plus bas de quatre ans et demi ces derniers mois, se négociait aux alentours de 1.203 dollars vers 11h45 GMT.

Pour leur part, les cours du pétrole poursuivent leur chute, aux alentours de 69 dollars le baril pour le Brent de la mer du Nord. L'Arabie saoudite a envoyé un signal supplémentaire de sa volonté de maintenir sa production malgré l'abondance de l'offre en abaissant le tarif mensuel de ses livraisons de brut aux Etats-Unis et à l'Asie.

Côté valeurs, Hermès signe la plus forte hausse de l'Eurofirst 300 (+4,25%), les deux tiers des analystes financiers conseillant désormais d'intégrer ou de conserver le titre du sellier de luxe dans les portefeuilles.

(Bertrand Boucey pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)

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  • mlemonn4 le vendredi 5 déc 2014 à 16:11

    Elle n'est pas belle la grandes lessiveuse du n'importe quoi et de la spéculation à outrance! cela signifie au moins une chose, c'est que nous sommes proches d'une nouvelle purge ! comme si le retour économique poussif des US allait résoudre les problèmes de fond de l' Europe qui va continuer de s'enliser car la pensée unique est un non sens!