Les Bourses européennes dans le vert à la mi-séance

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PROGRESSION DES BOURSES EUROPÉENNES À LA MI-SÉANCE
PROGRESSION DES BOURSES EUROPÉENNES À LA MI-SÉANCE

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes progressent à mi-séance mardi, après une ouverture hésitante, mais certains intervenants prédisent une consolidation sur fond d'inquiétudes persistantes concernant les négociations budgétaires aux Etats-Unis.

A Paris, le CAC 40 s'octroie 26,22 points ou 0,74% ou 3.592,81 points vers 11h40 GMT, revenant près des 3.600 atteints la veille en séance. À Francfort, le Dax - qui a également touché un plus haut de l'année lundi - avance de 0,28% à 7.455,73 points alors qu'à Londres le FTSE est à la traîne avec un gain de 0,09% à 5.876,39. L'indice paneuropéen EuroStoxx 50 s'adjuge 0,65% à 2.599,07 points.

A ce stade, les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en légère hausse, après la séance de consolidation de lundi.

EADS, les banques et les valeurs pharmaceutiques tirent les indices à la hausse.

Dans l'attente de l'annonce d'un accord présenté comme imminent sur sa structure actionnariale, EADS s'adjuge 3,27%, la meilleure performance du CAC, après déjà un gain de 2,1% lundi.

Aux banques, Société générale (+2,31%) UniCredit (+2,30%), Intesa Sanpaolo (+2,14%) et BNP Paribas (+2,13%) signent un tir groupé en tête de l'indice EuroStoxx50.

A la baisse, EDF décroche de 2,31% après l'annonce, lundi soir, d'un nouveau surcoût de deux milliards d'euros pour l'EPR de Flamanville.

Les volumes restent cependant faibles avec en matinée 12% du volume habituel sur l'EuroStoxx 50.

"Il y a un sentiment d'amélioration de la situation en Europe et les marchés d'actions sont les mieux placés pour en profiter", juge Terry Torrison, chez McLaren Securities à Londres. Richard Griffiths, chez Berkeley Futures, relève toutefois que certains de ses clients s'apprêtent à vendre lorsque les indices atteindront la limite haute de leur marge récente - 2.625 points pour l'EuroStoxx 50 et autour de 7.500 points pour le Dax.

Le CAC est aussi jugé mûr pour une consolidation après avoir franchi lundi en séance le seuil des 3.600 points pour la première fois depuis août 2011.

"Le sentiment est devenu un peu négatif", ajoute Richard Griffiths en faisant allusion aux incertitudes sur le budget aux Etats-Unis.

Le risque d'impasse budgétaire pèse sur le dollar, tombé à un nouveau plus bas de six semaines de 1,3083 pour un euro. La monnaie unique est soutenue par le lancement lundi d'une opération de rachat de 10 milliards d'euros de dette grecque mais elle n'a pu atteindre le seuil psychologique de 1,31 dollar.

Plombé par l'euro/dollar, le billet vert a reculé à plus bas d'un mois face à un panier de devises. Le franc suisse, quant à lui, a touché un plus bas de 1,21455 face à l'euro, son niveau le plus faible depuis la mi-septembre.

Le soulagement sur la Grèce profite aussi aux fonds d'Etat italiens et espagnols, dont les taux de rendement ont poursuivi leur décrue (-5 points de base à 4,40% pour le 10 ans italien et -3 à 5,24% pour son équivalent espagnol). En contrepartie, les Bunds cèdent du terrain mais leur recul est limité par l'incertitude entourant le "mur budgétaire" aux Etats-Unis.

La crainte d'un blocage politique qui ferait rechuter l'économie américaine en récession pénalise les cours du brut. Le Brent de mer du Nord, qui a enfoncé lundi sa moyenne mobile des 200 derniers jours, poursuit son reflux avec un repli de 0,72% à 110,12 dollars en milieu de journée. Les tensions au Proche-Orient limitent toutefois le mouvement de recul.

Véronique Tison pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten

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