Les Bourses européennes dans le rouge à la mi-séance

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LES BOURSES EUROPÉENNES BAISSENT À LA MI-SÉANCE
LES BOURSES EUROPÉENNES BAISSENT À LA MI-SÉANCE

PARIS/LONDRES (Reuters) - Les Bourses européennes sont dans le rouge mercredi à la mi-séance et Wall Street devrait se stabiliser, après les nets reculs de la veille, les inquiétudes sur la croissance mondiale détournant les investisseurs des actifs à risque.

À Paris, l'indice CAC 40 recule de 0,4% à 4.192,50 points vers 11h00 GMT. À Francfort, le Dax perd 0,48% et à Londres, le FTSE cède 0,23%. L'indice paneuropéen EuroStoxx 50 marque un repli de 0,15%.

Presque tous les secteurs sont dans le rouge, sauf les télécoms (+0,16%), et surtout celui des transport (-1,56%), affecté par l'épidémie d'Ebola.

Les futures sur indices signalent une ouverture stable de Wall Street alors que l'indice MSCI mondial a clôturé à un plus bas de six mois.

La veille, les marchés européens avaient cédé entre 1% et 2% à la suite de l'annonce d'une baisse de 4,0% de la production industrielle allemande en août, la plus marquée depuis janvier 2009, et de la révision en baisse des prévisions de croissance mondiale du FMI.

A présent que la Fed s'apprête à mettre fin à ses rachats d'actifs ce mois-ci et que les indicateurs sont peu encourageants au Japon, en Chine et en Europe, les actions et autres actifs cycliques perdent régulièrement du terrain.

"L'atmosphère s'assombrit rapidement", estime Kit Juckes, responsable de la stratégie chez Société Générale à Londres. "Je ne suis pas certain qu'il faille accorder une importance capitale aux prévisions mais la baisse d'optimisme du FMI est assez frappante. Parmi les pays du G7, les prévisions 2015 ont été revues en baisse pour l'Allemagne, la France, l'Italie et le Japon."

Dans ce contexte, les valeurs refuge sont recherchées et la perspective d'une poursuite de la baisse de l'inflation avec le ralentissement de la croissance, qui pourrait même retarder le relèvement des taux d'intérêt de la Réserve fédérale, favorise par exemple les achats de dette souveraine.

Le yen, autre valeur refuge, fléchit toutefois, après avoir inscrit des plus hauts de trois semaines de 107,82 par dollar et d'un mois de 136,50 par euro.

Sur le front du pétrole, le Brent est brièvement tombé sous le seuil des 91 dollars le baril, à son plus bas niveau en 27 mois, frappé par les craintes sur l'évolution de la croissance dans un contexte d'accumulation des stocks américains.

(Juliette Rouillon pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)

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  • fquiroga le mercredi 8 oct 2014 à 13:35

    Les banksters sont unanimes....et leur robots connectés....