Les Bourses européennes dans le rouge à la mi-séance

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LES BOURSES EUROPÉENNES DANS LE ROUGE À LA MI-JOURNÉE
LES BOURSES EUROPÉENNES DANS LE ROUGE À LA MI-JOURNÉE

PARIS/LONDRES (Reuters) - Les Bourses européennes amplifient leur recul vendredi à mi-séance, sur fond de tensions avant le référendum en Crimée et d'inquiétudes concernant la croissance en Chine.

Les investisseurs délaissent les actifs à risque pour se replier sur les valeurs refuge comme l'or, le yen et les obligations souveraines. L'indice Dax allemand est ainsi en passe d'accuser sa plus forte baisse hebdomadaire depuis le point culminant de la crise de l'euro et la Bourse de Moscou est tombée à ses plus bas niveaux depuis 2009.

À Paris, l'indice CAC 40 cède 0,81% (-34,34 points) à 4.216,17 points. À Francfort, le Dax perd 0,49% et à Londres, le FTSE recule de 0,24%. L'indice paneuropéen EuroStoxx 50 abandonne 0,72% et le FTSEurofirst 300 0,66%.

A 48 heures du référendum organisé par la Crimée sur le rattachement de la péninsule ukrainienne à la Fédération de Russie, l'armée russe a envoyé des renforts sur place et entamé des manoeuvres en Méditerranée. Sur le front diplomatique, le secrétaire d'Etat américain John Kerry s'entretient à Genève avec le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, mais l'Union européenne tient prête des sanctions contre la Russie.

Parallèlement, les investisseurs s'inquiètent du rythme de ralentissement de la croissance en Chine et des risques de faillites après le premier défaut d'une entreprise chinoise sur une émission obligataire.

L'indice MSCI Asie-Pacifique hors Japon perd 1%, à son plus bas niveau depuis mi-février, l'indice mondial se replie de 0,57% et celui des seuls marchés émergents de 0,7%.

La Bourse de Moscou a quant à elle touché ses plus bas niveaux depuis 2009 et l'indice MICEX perd plus de 2%.

L'indice de volatilité européen, baromètre de la nervosité des investisseurs, est en hausse de plus de 3%.

Parmi les valeurs européennes les plus exposées aux marchés ukrainien et russe, UniCredit cède 1,84% et HeidelbergCement 2,8%.

A Paris, la séance est une nouvelle fois animée par les spéculations sur l'avenir de SFR alors que le conseil de surveillance de Vivendi (-0,63%) est réuni pour étudier les offres de Bouygues (-5,22%, la plus forte baisse du FTSEuroFirst 300) et Numericable (+3,98%). Selon deux sources proches du dossier, le comité ad hoc de Vivendi penche en faveur de Numericable. Iliad, maison mère de Free, directement concernée par l'issue des débats, recule de 5%.

Sur le marché des changes, le yen profite une nouvelle fois de son statut de valeur refuge mais l'euro reste soutenu face au dollar, un peu en dessous de 1,39.

Les craintes sur l'Ukraine soutiennent aussi les cours du pétrole, le Brent évoluant au-dessus de 107,50 dollars le baril, mais le baril devrait afficher sa troisième semaine consécutive de baisse en raison des inquiétudes pour la croissance chinoise.

(Juliette Rouillon et Marc Angrand pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)

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  • fquiroga le vendredi 14 mar 2014 à 13:39

    Les robots de la "mondiale du banksterisme" sont interconnectés. Voila le résultat. La bourse est totalement sous leur emprise. Ou bien on interdit la vente à découvert et le trading spéculatif ou on supprime ce "casino "...