Les Bourses européennes dans le rouge à la mi-séance

le
0
RECUL DES BOURSES EUROPÉENNES À LA MI-SÉANCE
RECUL DES BOURSES EUROPÉENNES À LA MI-SÉANCE

PARIS/LONDRES (Reuters) - Les Bourses européennes évoluent nettement dans le rouge vendredi à la mi-journée et Wall Street est également attendue en baisse dans les premiers échanges, dans le sillage des marchés asiatiques qui ont accusé le coup après l'annonce d'une accentuation de la contraction de l'activité manufacturière en Chine.

Dernier en date d'une série d'indicateurs macroéconomiques décevants, l'indice PMI manufacturier flash publié vendredi suggère que l'activité manufacturière en Chine a connu en août sa plus forte contraction depuis la crise financière et conforte les craintes d'un atterrissage brutal de l'économie chinoise.

Vers 11h00 GMT, le CAC 40 recule de 1,18% (56,55 points) à 4.727,00 points à Paris, le Dax abandonne 1,20% à Francfort et le FTSE cède 0,94% à Londres. L'indice paneuropéen FTSEurofirst 300 chute de 1,37% et l'EuroStoxx 50 de la zone euro baisse de 1,19%.

La Bourse d'Athènes cède 2,8%, au lendemain de la démission du Premier ministre Alexis Tsipras, qui ouvre la voie à des élections législatives anticipées.

Concernant la conjoncture dans la zone euro, les indicateurs du jour ont dressé un tableau mitigé. Si le moral des ménages allemands a reculé pour la première fois en six mois, la croissance de l'activité du secteur privé s'est accélérée en août en Allemagne ainsi que dans la zone euro, en dépit d'un ralentissement en France.

Les valeurs de l'automobile profitent de rachats à bon compte, après la hausse inattendue du PMI manufacturier allemand. Valeo, Renault et Michelin enregistrent les trois seules hausses du CAC 40, avec des gains compris entre 0,2% et 1%.

Aucun des indices sectoriels européens n'évolue dans le vert.

Victime des spéculations sur un possible report de la première hausse des taux d'intérêt de la Réserve fédérale américaine, le dollar est tombé à un plus bas depuis le 30 juin face à un panier de devises de référence, à 95,4.

L'euro bénéficie quant à lui du regain d'aversion au risque et a touché un plus haut de deux mois contre le billet vert, à 1,1295 dollar.

Les craintes concernant les répercussions d'un ralentissement chinois sur l'économie mondiale, qui favorisent les valeurs refuge, pèsent également sur les cours du pétrole.

(Alistair Smout; Myriam Rivet pour le service français, édité par Benoît van Overstraeten)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant