Les Bourses européennes dans le rouge à la mi-séance

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LES BOURSES EUROPÉENNES RECULENT À LA MI-SÉANCE
LES BOURSES EUROPÉENNES RECULENT À LA MI-SÉANCE

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes sont en baisse mardi à la mi-séance et Wall Street est aussi attendue en repli, sur des prises de bénéfices après le rallye qui a effacé les pertes occasionnées par le vote britannique en faveur d'une sortie de la Grande-Bretagne de l'Union européenne le 23 juin.

Le recul des cours du pétrole et une nette dégradation du sentiment des investisseurs allemands au mois de juillet pèsent aussi sur la tendance qui reste animée par les résultats trimestriels.

L'indice de l'institut ZEW sur le sentiment des investisseurs allemands est tombé en juillet à -6,8 contre 19,2 le mois précédent et 9,0 attendu par les économistes interrogés par Reuters, soulignant les inquiétudes sur les conséquences potentielles du Brexit.

À Paris, le CAC 40 cède 1,21% (52,93 points) à 4.304,81 points vers 10h20 GMT. À Francfort, le Dax abandonne 1,38% et à Londres, le FTSE 0,49%. L'indice paneuropéen FTSEurofirst 300 recule de 1,06% et l'EuroStoxx 50 de la zone euro de 1,19%.

A Madrid, l'IBEX limite ses pertes, reculant de 0,65% après le succès rencontré par une émission souveraine syndiquée à 10 ans, la première réalisée depuis le vote sur le Brexit.

Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en baisse d'environ 0,3% alors que sont attendues les publications trimestrielles de Johnson & Johnson et Microsoft, notamment.

Les chiffres des permis de construire et des mises en chantier pour le mois de juin aux Etats-Unis seront publiés à 12h30 GMT.

En Europe, l'indice paneuropéen des ressources de base est en tête des baisses sectorielles et cède près de 3% avec BHP Billiton (-3,2%), Rio Tinto (-3,6%), Anglo American (-3,5%) ou encore Glencore (-3,6%), pénalisées par la baisse des métaux industriels dont l'indice CRB recule de 1,3%.

L'indice européen du secteur automobile cède quant à lui plus de 2,2% plombé par une chute de plus de 4,5% de Fiat Chrysler qui a dit lundi faire l'objet d'une enquête par les autorités boursière et judiciaire américaines au sujet d'une manipulation présumées de ses chiffres de ventes aux Etats-Unis.

Il subit aussi le contrecoup de l'annonce par la Commission européenne d'une amende record de 2,93 milliards d'euros infligée par la Commission européenne à Daimler, Volvo/Renault, DAF Trucks et Iveco pour entente illicite.

L'indice européen des valeurs bancaires cède quant à lui près de 2% avec les banques italiennes dont l'indice plonge de près de 4% avec les inquiétudes persistantes sur la solidité du secteur bancaire transalpin.

Le secteur réagit peu au jugement de la Cour de justice de l'Union européenne qui a estimé mardi que les créanciers et investisseurs sans privilège ne devaient pas forcément supporter des pertes en prélude au renflouement d'une banque, une décision susceptible de jouer en faveur de l'Italie pour le renflouement son secteur bancaire.

Les publications de résultats continuent d'animer la cote. L'équipementier télécoms suédois Ericsson baisse de plus de 4% après avoir annoncé des ventes et des résultats inférieurs aux attentes.

AkzoNobel cède plus de 5,5% en dépit d'un résultat opérationnel légèrement supérieur au consensus au deuxième trimestre, dégagé malgré des effets de change défavorables et des pressions déflationnistes, dont le groupe chimique néerlandais a prévenu qu'elles persisteront.

En revanche, Zalando, numéro un européen de la mode en ligne, bondit de plus de 20% après avoir relevé sa prévision de marge annuelle au lendemain de la publication d'une hausse de ses ventes au deuxième trimestre.

Sur le marché des changes, le dollar fléchit légèrement contre le yen après avoir atteint un plus haut de trois semaines contre la devise nipponne. Il recule de 0,1% à 106,09 yens après être monté jusqu'à 106,33 yens, un plus haut depuis le 24 juin.

L'euro reste ferme contre le dollar à 1,1063. Le conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE) se réunira jeudi avant une trêve estivale de huit semaines. Aucune nouvelle mesure d'assouplissement n'est anticipée.

La livre sterling recule de 0,51% contre la devise américaine à 1,3180 dollar, en dépit de la publication d'une hausse de 0,5%, supérieure aux attentes, de l'inflation au mis de juin.

Le pétrole poursuit son recul au lendemain d'une baisse de plus de 1%, une hausse des stocks de brut et de produits raffinés faisant craindre que l'engorgement du marché ne s'aggrave.

L'échéance de septembre sur le Brent de Mer du Nord cède 8 cents, soit 0,17%, à 46,87 dollars le baril.

Le contrat d'août sur le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) recule de 6 cents (0,13%) à 45,18 dollars le baril.

(Marc Joanny pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)

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