Les Bourses européennes dans le rouge à la mi-séance

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LES BOURSES EUROPÉENNES DANS LE ROUGE À LA MI-SÉANCE
LES BOURSES EUROPÉENNES DANS LE ROUGE À LA MI-SÉANCE

PARSI (Reuters) - Les Bourses européennes sont dans le rouge vendredi à mi-séance, après une ouverture en hausse, plombées par les secteurs automobile et bancaire, dans un marché qui reste déstabilisé par la crainte d'un ralentissement dès juin du rythme de rachats d'actifs de la Réserve fédérale.

Une série d'indicateurs encourageants en Allemagne, qui réduisent les anticipations de nouvelles mesures d'assouplissement monétaire de la Banque centrale européenne (BCE), ont entraîné l'euro à la hausse et n'ont pas aidé à soutenir les actions.

À Paris, l'indice CAC 40 cède 0,11%% à 3.962,81 points vers 11h10 GMT. À Francfort, le Dax perd 0,83% et à Londres, le FTSE 0,8%. L'indice paneuropéen EuroStoxx 50 recule de 0,48%, tiré vers le bas par les indices bancaires (-1,95%) et automobile (-1,2%).

Les futures sur indices signalent une ouverture de Wall Street en baisse de 0,3% à 0,5%.

L'activité sur les marchés est limitée par la réticence des investisseurs à prendre de nouvelles positions avant un long week-end aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne et après les niveaux record atteints en début de semaine sur la plupart des marchés mondiaux.

"Je pense que les investisseurs veulent aussi prendre leurs profits, surtout au mois de mai", souligne Alastair Winter, responsable de la recherche économique chez Daniel Stewart.

Sur le marché des changes, l'euro se traite autour de 1,2955 dollar, en hausse de 0,2% environ, et le yen rebondit encre face au dollar, autour de 101,40, avec le débouclement des positions à la baisse prises en réaction à l'assouplissement de la politique monétaire du Japon.

Les futures sur Bund allemand se sont stabilisés après l'indice Ifo.

Le baril de Brent est encore en recul, à 102,26 dollars (-0,2%), après être tombé à un plus bas de trois semaines la veille de 100,64 dollars dans l'inquiétude sur la croissance mondiale. Le Brent est parti pour essuyer son plus fort recul hebdomadaire des cinq dernières semaines.

L'or se reprend, à 1.393 dollars l'once, après les déclarations d'un responsable de la Fed soulignant qu'il n'y avait pas d'urgence à lever le pied sur les rachats d'actifs.

James Bullard, président de la Fed de St. Louis, a déclaré vendredi que l'inflation devrait accélérer avant qu'il ne se prononce en faveur d'un infléchissement de la politique d'assouplissement quantitatif (QE).

Après les indicateurs allemands, le marché attend les commandes de biens durables aux Etats-Unis cet après-midi.

Juliette Rouillon pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten

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