Les Bourses européennes dans le rouge à la mi-séance

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Les Bourses européennes dans le rouge à la mi-séance
Les Bourses européennes dans le rouge à la mi-séance

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes restent dans le rouge à la mi-séance, à l'exception de Londres, et Wall Street est attendu en légère baisse avant la publication des chiffres de l'emploi non agricole aux Etats-Unis (à 12h30 GMT), qui donneront une indication sur la tendance de l'économie américaine et les orientations de la Réserve fédérale.

À Paris, le CAC 40 reculait de 0,37% à 3.217,35 points vers 11h10 GMT. À Francfort, le Dax cédait 0,34% tandis qu'à Londres, le FTSE était à l'équilibre. L'indice paneuropéen Eurostoxx 50 abandonnait 0,51%.

Les marchés européens sont inquiets de la nouvelle flambée du rendement des obligations souveraines espagnoles et italiennes à dix ans, qui ont retrouvé leur niveau d'avant le sommet européen il y a une semaine, dont l'un des principaux acquis avait justement été d'éteindre - très temporairement - l'incendie du coût de la dette.

Le spread espagnol a franchi en fin de matinée la barre des 7% qui a contraint la Grèce, l'Irlande et le Portugal à solliciter un plan de sauvetage international, alimentant des rumeurs de nouveau déclassement de l'Espagne par les agences de notation.

Le rendement italien a augmenté dans de moindres proportions, mais s'est installé au-dessus des 6%, tout près du taux auquel l'Irlande a fait jeudi son retour sur les marchés.

"Même si l'Europe va dans la bonne direction, la résolution de la crise de la dette souveraine va être un processus lent. Les décisions du sommet européen étaient bonnes, mais leur application comporte de nombreux risques et nous avons pour le moment très peu de détails", souligne Emmanuel Cau, analyste chez JPMorgan.

Les investisseurs délaissent les actifs risqués, doutant de l'efficacité des outils anti-crise disponibles en Europe et de l'effet de la baisse simultanée des taux directeurs des banques centrales européenne et chinoise jeudi.

"Le mandat de la BCE n'a pas encore changé. Elle va probablement réduire à nouveau ses taux d'intérêt mais son futur rôle par rapport au financement du MES (fonds de sauvetage) n'est pas clair", précise Emmanuel Cau.

Les valeurs automobiles européennes sont plombées par la dégradation de la conjoncture, illustrée par l'annonce de la baisse de 13% des ventes mondiales de PSA Peugeot Citroën au premier semestre.

PSA chutait de 5,55% vers 10h40 GMT, plus forte baisse d'un indice automobile européen en recul de 1,64%.

Les valeurs bancaires sont également chahutées, la banque espagnole BBVA signant la plus forte baisse - près de 5% - en raison notamment de prises de bénéfices sur les nouveaux titres échangés vendredi et de son déclassement par HSBC.

L'euro reste stable un peu en-dessous de 1,24 dollar en attendant les chiffres de l'emploi aux Etats-Unis.

En fonction du résultat, le décrochage de la monnaie unique pourrait être accentué par l'inquiétude autour du rendement de la dette espagnole, soulignent les cambistes, qui disent toutefois ne pas s'attendre à des variations majeures à court terme.

Les futurs sur Bund s'inscrivent en recul vendredi après la baisse des taux de la BCE qui ont renforcé leur statut de valeur refuge par rapport aux périphériques.

"Les marchés centraux sont favorisés par la baisse des taux alors que les périphériques sont sous pression faute d'indication sur des mesures de soutien", souligne un trader.

Le président de la BCE, Mario Draghi, a écarté jeudi l'hypothèse d'une reprise à court terme des achats d'obligations par la BCE ou de prêts aux banques à taux préférentiels (LTRO).

Conséquence: le rendement des obligations souveraines espagnoles à dix ans augmentait de 22 points de base (pdb), repassant au-dessus du seuil critique de 7%, et celui des italiennes gagnait 8 pdb à plus de 6%.

Le Brent se rapproche des 99 dollars le baril, en recul de plus de 1%, les investisseurs ne croyant pas à la reprise de l'économie mondiale après l'assouplissement monétaire des banques centrales chinoise, européenne et anglaise.

Le brut léger américain est passé sous les 86 dollars le baril, en baisse de près de 2%.

Tangi Salaün pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten

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  • zunski le vendredi 6 juil 2012 à 14:22

    Et oui...mais ça "on" le savait!!Et dire que des autistes allument régulièrement le Cercle de Finances , pour leur vision "pessimiste" des markets et leurs hausses sous perfusion , en grand renfort de méthode coué..faut vouloir une "hausse" à tout prix" et cupide...