Les Bourses européennes dans le rouge à la mi-journée

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LES BOURSES EUROPÉENNES DANS LE ROUGE À LA MI-SÉANCE
LES BOURSES EUROPÉENNES DANS LE ROUGE À LA MI-SÉANCE

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes chutent de plus de 2% jeudi à mi-séance et Wall Street devrait accentuer ses pertes de la veille, la confirmation par la Fed de son intention de commencer à réduire ses rachats d'actifs vers la fin de l'année ayant jeté un sérieux coup de froid sur l'ensemble des marchés financiers.

Une nouvelle contraction de l'activité manufacturière chinoise en juin -à son plus bas niveau en neuf mois- accentue encore la correction déclenchée par les annonces de la Réserve fédérale américaine.

À Paris, l'indice CAC 40 chute de 2,48% à 3.744,94 points vers 13h. À Francfort, le Dax perd 2,45% et à Londres, le FTSE 2,3%. L'indice paneuropéen EuroStoxx 50 perd 2,5%, étant passé sous sa moyenne mobile à 200 jours, plombé par les valeurs cycliques, les financières et le compartiment du luxe.

Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en baisse de 0,65% à 1%.

Les marchés émergents, qui avaient été les premiers à profiter de "l'argent facile" de la Fed, sont les plus touchés. L'indice MSCI des Bourses asiatiques hors Japon a perdu 3,9%, sa plus forte baisse quotidienne depuis fin 2011 et l'indice MSCI des marchés émergents a reculé de 3,3%.

Le président de la banque centrale américaine Ben Bernanke a dit mercredi que, sous réserve que la conjoncture continue à s'améliorer, la banque centrale pourrait commencer à revoir à la baisse son programme de rachats d'actifs cette année, avant d'y mettre un terme vers la mi-2014.

L'assèchement annoncé de cet afflux de liquidités, qui a largement contribué au "rally" constaté depuis le début de l'année, déstabilise les investisseurs, même si elle s'explique aussi par le redressement de l'économie américaine.

"Nous voyons (les annonces de Ben Bernanke) comme un signal positif à long terme car il prouve qu'un retour à une politique monétaire plus normale est en préparation, que la croissance économique reprend", souligne James Humphreys, gérant chez Duncan Lawrie Private Bank.

Pour beaucoup d'investisseurs, la première réaction a néanmoins été de courir aux abris, avec également une chute des marchés obligataires dans toute la zone euro. L'Espagne a vu ses coûts d'emprunt à 10 ans augmenter par rapport à leurs niveaux d'il y a deux semaines lors d'une adjudication du Trésor de 1,5 milliard d'euros sur cette échéance.

Le bond en avant du rendement des obligations du Trésor américain a dopé le dollar, qui gagne 0,6% par rapport à un panier de monnaies, à son plus haut niveau depuis le 10 juillet. La devise américaine s'adjuge 1,35% vis-à-vis du yen et 0,7% vis-à-vis de l'euro, qui souffre en outre de la publication d'enquêtes PMI montrant que la zone euro est encore loin d'une reprise.

Les devises à haut rendement ont été les plus touchées. Le dollar australien par exemple est tombé à un plus bas de 33 mois face au dollar, alourdi aussi, comme tous les actifs de la région, par la faiblesse de l'activité en Chine.

Aux valeurs, la Fnac dévisse de plus de 9% au premier jour de sa cotation après sa scission du groupe Kering (ex-PPR).

Juliette Rouillon pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten

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