Les Bourses européennes dans le rouge à la mi-journée

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LES BOURSES EUROPÉENNES ORIENTÉES À LA BAISSE À LA MI-SÉANCE
LES BOURSES EUROPÉENNES ORIENTÉES À LA BAISSE À LA MI-SÉANCE

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes s'inscrivaient en baisse mardi vers la mi-séance, pâtissant comme la veille d'inquiétudes renouvelées au sujet de la conjoncture économique mondiale et d'une impatience grandissante à l'égard de l'Espagne.

Vers 12h50, à Paris, le CAC 40 perdait 0,41% (-14,46 points) à 3.484,76 points. À Francfort, le Dax cédait 0,34% et à Londres, le FTSE 0,06%. L'indice paneuropéen Eurostoxx 50 reculait de 0,29%.

Les marchés actions, qui restent proches d'un pic atteint il y a plus d'une semaine dans la foulée des assouplissements monétaires annoncés successivement par la Banque centrale européenne (BCE) et la Réserve fédérale, devraient continuer d'évoluer dans des marges de fluctuation étroites.

"La prudence sera de mise sur le court terme, jusqu'à ce qu'il y ait la preuve d'une avancée dans la zone euro", a déclaré Mitul Kotecha, à la tête de la stratégie changes chez Crédit agricole.

Le Trésor espagnol a placé pour quatre milliards d'euros de bons à trois et à six mois, un montant qui correspond au haut de sa fourchette de prévisions, mais les deux adjudications ont été marquées par une baisse de la demande et une hausse des rendements par rapport aux précédentes opérations d'échéance équivalente.

Alors qu'ils avaient fortement baissé après l'engagement de la Banque centrale européenne de faire "tout ce qui est nécessaire" pour protéger l'euro, les coûts de financement de l'Espagne repartent lentement mais sûrement à la hausse dans l'attente d'une demande d'aide officielle du pays.

Seule une telle demande pourra déclencher le nouveau programme de rachats d'obligations souveraines de la BCE, que beaucoup voient comme l'outil qui permettra de définitivement endiguer la crise de la dette de la zone euro.

L'Espagne, qui doit présenter dans la semaine son projet de budget 2013, n'est pas le seul sujet de préoccupation dans la zone euro. La Grèce revient sur le devant de la scène, avec le rapport de plus en plus imminent de la "troïka" sur le pays, document qui déterminera si oui ou non le pays pourra continuer à recevoir des tranches d'aide essentielles à sa survie.

L'euro pâtit d'un article de presse disant que les services juridiques de la Banque centrale européenne et de la Bundesbank sont en train de contrôler la légalité du nouveau programme de rachat d'obligations souveraines de la BCE.

De son côté, le Brent est repassé au-dessus de 110 dollars le baril, se reprenant après le recul de 1% la veille, une nouvelle montée des tensions autour de l'Iran effaçant les craintes concernant la faiblesse de la demande pour l'or noir.

Derrière le compartiment automobile, de loin la plus forte baisse (-2,28%), le secteur des utilities (-0,5%), celui des matériaux de construction (-0,40%) accusent les replis les plus marqués sur les marchés boursiers.

Le titre Südzucker progressait en revanche de 2,57% à 23,32 euros après que le premier raffineur européen de betteraves a annoncé mardi relever ses prévisions de résultats annuels grâce à son activité sucrière.

Benoit Van Overstraeten pour le service français, édité par Véronique Tison

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