Les Bourses européennes confirment leur rebond à mi-séance

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LES BOURSES EUROPÉENNES EN HAUSSE À MI-SÉANCE
LES BOURSES EUROPÉENNES EN HAUSSE À MI-SÉANCE

PARIS/LONDRES (Reuters) - Les Bourses européennes confirment leur rebond à mi-séance lundi et Wall Street est attendue en hausse, même si la prudence continue de prévaloir après le vote massif de la Crimée en faveur de son rattachement à la Russie.

Les intervenants de marché sont soulagés que le référendum de dimanche, jugé illégal par la communauté internationale, n'ait pas donné lieu à des violences et restent dans l'expectative concernant les sanctions qui seront prises contre la Russie.

Les ministres européens des Affaires étrangères réunis à Bruxelles devraient s'entendre dans la journée sur une deuxième phase de sanctions visant une vingtaine de personnalités russes et criméennes impliquées dans le rattachement de la péninsule ukrainienne à la Russie.

"Il n'y a pas de panique. Les nouvelles en provenance de Crimée ont été intégrées dans les cours la semaine dernière et maintenant les marchés se calment", commente Darren Courtney-Cook chez Central Markets Investment Management à Londres.

L'indice paneuropéen EuroStoxx 50 regagne 0,71% à 3.025,91 points à 12h30 et le FTSE Eurofirst 300 remonte de 0,55% à 1.291,39 points après sa perte de 3,2% sur les cinq séances précédentes.

Le CAC 40, en baisse de 3,44% la semaine dernière, reprend 0,60% à Paris tandis que Francfort avance de 0,58% et Londres de 0,42%. Milan et Madrid surperforment avec des gains de plus de 1%.

A ce stade, l'évolution des futures à Wall Street laisse entrevoir une ouverture en hausse de 0,5% pour le S&P-500.

Siemens, qui avait perdu 6,4% sur les deux dernières semaines en raison de sa forte exposition en Russie, mène les hausses de l'EuroStoxx 50 avec un rebond de 2,88%. Le titre du groupe industriel allemand est porté en outre par des relèvements de recommandation de JP Morgan et BofA Merrill Lynch.

A Londres, Vodafone progresse de 1,78% après l'annonce du rachat du câblo-opérateur espagnol Ono pour 7,2 milliards d'euros.

A Paris, Bourbon tient la vedette avec un bond de 23% en réaction à un projet d'OPA qui valorise le groupe de services maritimes pour l'offshore pétrolier à 1,8 milliard d'euros.

Plus forte baisse du FTSE EuroFirst 300, le producteur allemand de gaz industriels Linde trébuche de 2,54% après avoir averti sur l'impact des taux de change sur ses résultats futurs, tandis qu'à Paris Bouygues (-1,80%) continue de pâtir de son échec sur SFR.

Les marchés émergents sont également bien orientés, avec la Bourse de Moscou qui reprend 2,80% et l'indice MSCI des émergents en hausse de 0,33%.

Sur le marché des changes, le dollar et l'euro regagnent du terrain contre le yen alors que l'euro/dollar se tasse de 0,18% à 1,3889. La devise européenne n'a pas réagi à l'annonce d'une révision en baisse à 0,7% du taux d'inflation dans la zone euro en février, un plus bas de quatre ans déjà touché en octobre et qui avait motivé le mois suivant la dernière baisse des taux en date de la Banque centrale européenne.

Le rouble russe, en revanche, a touché un nouveau plus bas record et le yuan chinois a subi sa plus forte baisse quotidienne en trois ans après l'élargissement de son corridor de fluctuation.

Du côté du marché obligataire, le rendement du Bund à 10 ans remonte à 1,56% après avoir touché vendredi un plus bas de huit mois de 1,506%.

Sur le marché pétrolier, le baril de Brent abandonne 0,55%, sous le niveau des 108 dollars le baril.

(Véronique Tison pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten)

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