Les Bourses européennes clôturent sans grand changement

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LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES
LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES

PARIS/LONDRES (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé sans grand changement vendredi, les investisseurs étant restés en marge en attendant l'issue du référendum sur l'indépendance de l'Ecossse et de la réunion de la Fed la semaine prochaine.

Le durcissement des sanctions américaines contre la Russie en raison de son rôle dans la crise en Ukraine, ainsi que l'entrée en vigueur des sanctions européennes, ont également pesé sur la cote.

Les investisseurs sont restés prudents, dans l'incertitude quant au calendrier de relèvement des taux d'intérêt de la Réserve fédérale américaine, qui réunit son comité de politique monétaire les 16 et 17 septembre.

Selon une enquête Reuters publiée jeudi, la Fed commencera probablement à resserrer sa politique monétaire au deuxième trimestre 2015 dans un contexte de forte croissance et de pressions inflationnistes.

"A court terme, il existe un potentiel de repli car les investisseurs, qui ont été habitués au crédit bon marché et à des propos accommodants de la part des banquiers centraux, pourraient ressentir quelques effets secondaires inconfortables", note Henk Potts, directeur de la recherche chez Barclays.

"Mais la hausse des taux d'intérêt est aussi un signe d'amélioration de l'environnement (...) et de la rentabilité des entreprises. A plus long terme, nous nous attendons ce que les actions s'orientent à la hausse."

À Paris, l'indice CAC 40 a terminé sur une note stable (+0,02% à 4.441,70 points). Le Footsie britannique a pris 0,11% mais le Dax allemand a perdu 0,41%, tandis que l'indice EuroStoxx 50 et le FTSEurofirst 300 ont tous deux reculé de 0,08%.

Sur l'ensemble de la semaine, le CAC a perdu 1% et l'EuroStoxx a cédé 1,26%.

Les investisseurs ont également été poussés à la prudence par les récents sondages plaçant le "oui" et le "non" au coude-à-coude à l'approche du référendum du 18 septembre sur l'indépendance de l'Ecosse.

Selon un sondage ICM pour le Guardian publié vendredi, les partisans du maintien de l'Ecosse au sein du Royaume Uni disposent de deux points d'avance sur les indépendantistes, à 51% contre 49%, dans les intentions de vote.

Un sondage YouGov pour le Times et le Sun rendu public jeudi soir donnait 52% contre l'indépendance, alors que la précédente enquête YouGov, publiée au cours du week-end, plaçait le "oui" à l'indépendance en tête, avec 51%.

Sur le marché obligataire, le rendement de l'obligation espagnole à 10 ans a atteint son plus haut niveau en trois semaines, à 2,42%, dans la crainte que le référendum écossais n'encourage les séparatistes catalans. Plusieurs centaines de milliers de personnes ont manifesté jeudi à Barcelone pour apporter leur soutien au référendum sur l'indépendance de la Catalogne prévu le 9 novembre, que le gouvernement de Madrid juge illégal.

De même, les spéculations selon lesquelles le discours de la Fed la semaine prochaine pourrait pencher en faveur d'un relèvement plus rapide que prévu de ses taux directeurs a poussé les rendements des obligations à court terme du Trésor américain à leurs plus hauts niveaux en plus de trois ans et le dollar dans sa neuviène semaine de hausse d'affilée face à un panier de devises.

Aux valeurs, la cotation de Club Méditerranée a été suspendue. Le groupe a fait l'objet d'une nouvelle surenchère emmenée par le conglomérat chinois Fosun et soutenue par la direction, qui valorise l'opérateur de villages de vacances à 839 millions d'euros.

EDF a perdu 2,15%, plus forte baisse du CAC 40, après la décision du Conseil d'Etat de maintenir le gel des tarifs d'électricité.

Le titre Aveva a chuté de 25,27% après que le concepteur britannique de logiciels d'ingénierie a dit que ses résultats du premier semestre allaient être affectés par un impact de change.

Côté hausses, Novo Nordisk a pris 2,66% grâce au feu vert de la Food and Drug Administration américaine à son médicament liraglutide pour le traitement des patients atteints d'obésité.

Sur le front du pétrole, le Brent est remonté au-dessus de son plus bas niveau en deux ans de 97 dollars le baril touché la veille dans un contexte d'offre abondante et de demande faible, alors que l'or est tombé à son plus bas niveau en sept mois et demi en raison de la fermeté du dollar.

* Tableau des principaux marchés mondiaux :

(Juliette Rouillon pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)

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