Les Bourses européennes clôturent en repli

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LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES
LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé en baisse vendredi, dernière séance du deuxième trimestre, plombées par les technologiques, dans des marchés qui s'interrogent sur le calendrier du dénouement du programme d'assouplissement quantitatif de la Fed, au gré des déclarations et des indicateurs américains.

Des indicateurs mitigés aux Etats-Unis ont apaisé les craintes d'un ralentissement prématuré des injections de liquidités de la Réserve fédérale américaine (QE3), mais les dernières déclarations du gouverneur de la Fed Jeremy Stein, estimant que la banque centrale devra envisager un ralentissement dès sa prochaine réunion du mois de septembre, ont au contraire fait monter la pression.

À Paris, l'indice CAC 40 a terminé une séance très volatile sur une baisse de 0,62% à 3.738,91 points. Le Footsie britannique a perdu 0,45%, le Dax allemand 0,39% et l'indice EuroStoxx 50 0,66% tandis que l'EuroFirst 300 abandonnait 0,45%.

Le CAC 40 a gagné 2,21% sur l'ensemble de la semaine mais il a perdu 5,31% sur le mois de juin, secoué par la confirmation par la Fed de son intention de réduire le rythme de ses rachats d'actifs dès cette année. Il reste néanmoins stable (+0,2%) sur le trimestre et avance encore de 2,69% depuis le début de l'année.

L'EuroFirst 300 accuse quant à lui sa première perte mensuelle depuis mai 2012 et son premier recul trimestriel en un an.

À la clôture européenne, les grands indices américains oscillaient autour de leur niveau de clôture de la veille, eux aussi affectés par les technologiques à la suite de l'avertissement sur ses bénéfices d'Accenture, qui perd 12%, et les résultats et perspectives franchement décevants de BlackBerry, qui chute de 24% à Toronto et sur le marché américain, malgré son nouveau BB10.

L'activité économique dans la région de Chicago a accusé un recul plus marqué que prévu en juin et l'indice hebdomadaire de croissance de l'Economic Cycle Research Institute (ECRI) est tombé à son plus bas niveau depuis le début de l'année, mais le moral des ménages américains tient bon et est ressorti meilleur que prévu ce mois-ci.

"Toute modification du QE3 dépendra des indicateurs", fait remarquer Mike van Dulken, responsable de la recherche chez Accendo Markets. "Il ne fait aucun doute que les statistiques américaines vont rester au centre de l'attention."

Alors que les défensives ont bien résisté, l'indice des valeurs technologiques européennes (-1,58%) a accusé la plus forte baisse en Europe après l'avertissement d'Accenture. À Paris, Cap Gemini a perdu 3%. Les banques (-1%) ont également pesé sur la tendance.

Les propos du gouverneur de la Fed ont quant à eux pénalisé les marchés obligataires et les futures sur le Bund allemand ont effacé leurs gains dans l'après-midi.

Le marché des devises a lui aussi été très volatil en raison des ajustements de positions de fin de trimestre. Le dollar s'est renforcé face à l'euro et au yen à respectivement 1,30 pour un euro et 99,25 yens.

Le baril de Brent est en légère hausse, près de 103 dollars, mais devrait accuser sa plus forte baisse trimestrielle depuis 1997-1998 en raison des inquiétudes concernant la croissance et la demande de pétrole.

L'or rebondit de 1%, à plus de 1.220 dollars l'once après sa chute de jeudi, dans un marché très volatil du fait des opérations d'habillage de bilan en ce dernier jour d'un trimestre qui devrait se solder par une chute de 24%.

Juliette Rouillon pour le service français, édité par Marc Angrand

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