Les Bourses européennes clôturent en ordre dispersé

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LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES
LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES

PARIS/LONDRES (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé dans le désordre jeudi, malgré une envolée des valeurs liées à l'énergie après l'accord de réduction de la production de l'Opep, alourdies en fin de séance par les valeurs pharmaceutiques qui pèsent aussi sur la tendance à Wall Street.

À Paris, l'indice CAC 40 a terminé en petite hausse de 0,26% (11,39 points) à 4.443,84. Le Footsie britannique a pris 1,02% mais le Dax allemand, peu exposé au secteur énergétique, cède 0,31%. L'indice EuroStoxx 50 (+0,02%), le FTSEurofirst 300 (+0,09%) et le Stoxx 600 (+0,04%) finissent tous trois sur une note quasi-stable.

A la clôture en Europe, les grands indices américains cèdent de 0,1% à 0,3%, tranchant sur leur bonne performance de la veille à la faveur de la hausse du pétrole.

L'indice européen de l'énergie a pris 4,35%, largement en tête des hausses sectorielles, à la suite de l'accord inattendu de plafonnement de la production de l'Opep conclu à Alger mercredi soir, le premier du genre depuis 2008.

Après leur forte progression de mercredi, les cours du pétrole sont repartis à la hausse moyennant une pause dans la matinée, sous le coup notamment d'un courant de prises de profits. Certains intervenants de marché se demandent également si l'Opep réussira à aller jusqu'au bout de l'accord de principe conclu mercredi. Le cartel décidera en novembre, lors de sa réunion ministérielle de Vienne, comment sera répartie, pays par pays, la réduction de la production.

L'indice des valeurs pharmaceutiques en revanche a perdu 1,31%, plus forte baisse sectorielle en Europe.

Le danois Novo Nordisk recule de 3,45% après avoir annoncé la suppression de 1.000 postes pour, dit-il, réduire ses coûts face à une concurrence accrue en 2017, notamment aux Etats-Unis.

L'indice sectoriel européen du transport aérien et du tourisme (-0,82%) a également perdu du terrain du fait d'une anticipation de la poursuite de la hausse des cours du brut après la décision de l'Opep.

Ericsson a pris 4,03%, le journal Svenska Dagbladet ayant rapporté que les deux principaux actionnaires du fabricant d'équipements télécoms n'excluaient pas une vente de leur participation, ce qui alimente les spéculations sur la cession de tout ou partie du groupe.

Sur le marché des changes, le yen, valeur refuge délaissée dans cette période d'engouement pour des actifs jugés plus risqués, recule de quelque 0,8% face au dollar et d'environ 1% face à l'euro.

(Juliette Rouillon pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)

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