Les Bourses européennes clôturent en ordre dispersé

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LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES
LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES

(Reuters) - Les marchés d'actions européens ont terminé dans le désordre vendredi après avoir atteint des records en séance, les investisseurs ayant repris leur souffle après la publication aux Etats-Unis des chiffres contrastés de l'emploi en juillet.

Ils ont montré d'une part une diminution du rythme des créations d'emploi et d'autre part une baisse du taux de chômage ramené à 7,4%, au plus bas depuis décembre 2008.

"La dynamique du marché du travail n'est clairement pas aussi forte que ce que les plus optimistes avaient espéré sur le marché" déclare Ishaq Siddiqi, stratégiste de marché chez ETX Capital à Paris. "La meilleure interprétation que l'on puisse faire de la publication de juillet c'est qu'elle est mitigée et qu'elle nous donne peu d'indications nouvelles sur ce que pourrait décider la Fed prochainement sur ses mesures de soutien" .

À Paris, le CAC 40 a terminé a fini en hausse de 0,07% (2,92 points) à 4.045,65. Le Footsie britannique a perdu 0,51% et le Dax allemand a cédé 0,05%, tandis que l'indice EuroStoxx 50 avançait de 0,08%. Sur la semaine, le CAC 40 a pris 1,94%.

Aux valeurs, Renault a signé la plus forte progression du CAC 40 en s'octroyant 3,51%. JPMorgan a relevé son conseil de "neutre" à "surpondérer" sur le titre, saluant la capacité du constructeur automobile à faire évoluer ses prix ("pricing power").

Solvay a pris 2,78%. Des analystes, comme ceux de HSBC, soulignent les résultats du deuxième trimestre ressortis meilleur qu'attendu malgré leur baisse.

Intesa SanPaolo a fini sur un repli de 1,99% à Milan après avoir annoncé une forte baisse de son bénéfice au deuxième trimestre.

À New York, le Dow Jones perd 0,21% vers 15h45 GMT tandis que le S&P-500 cède 0,18% et que le Nasdaq abandonne 0,06%.

Les chiffres de l'emploi américain ont affaibli le dollar contre l'euro et contre le yen en semblant repousser le début de retrait du programme d'assouplissement quantitatif (QE3) de la Réserve fédérale, qui achète actuellement pour 85 milliards de dollars d'obligations et de titres hypothécaires chaque mois.

"Le rapport reprend plus qu'il ne donne dans la mesure où il signifie que la décision de revenir dès septembre sur le rythme du QE3 est devenue de plus en plus difficile à prendre pour la Réserve fédérale", estime Christopher Vecchio, analyste Forex chez DailyFX à New York.

"Comme nous l'avons compris mercredi après le FOMC, la Fed n'est pas vraiment emballée par la santé actuelle de l'économie américaine."

Sur le marché obligataire, les Treasuries à dix ans, qui évoluaient en territoire négatif avant la publication des chiffres de l'emploi, sont finalement repartis de l'avant avec une baisse des rendements.

Les cours du brut s'inscrivent en baisse sur quelques prises de bénéfices après les fortes hausses enregistrées cette semaine qui ont porté le Brent à un plus haut de quatre mois à 110,09 dollars.

Nicolas Delame pour le service français, édité par Véronique Tison

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