Les Bourses européennes clôturent en hausse, Paris gagne 1,46%

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LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES
LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé la semaine en nette hausse, la croissance chinoise un peu supérieure à ce que les marchés redoutaient ayant temporairement estompé les mauvaises perspectives de résultats des entreprises européennes et les incertitudes pesant sur la zone euro, ravivées par l'abaissement de la note de l'Italie par Moody's.

À Paris, le CAC 40 a terminé en hausse de 1,46% à 3.180,81 points. Sur la semaine, il inscrit un gain de 0,38%. Le Footsie britannique a gagné 1,03% et le Dax allemand 2,15%, tandis que l'indice paneuropéen FTSEurofirst 300 a progressé de 1,34%.

Les valeurs européennes les plus cycliques ont tiré le meilleur profit du PIB chinois, qui a apaisé les craintes d'un ralentissement prononcé de la deuxième économie mondiale. Le secteur des ressources naturelles a signé la meilleure performance sectorielle (+3,05%). Les télécoms (+2,72%) et les valeurs automobiles (2,32%) profitent également de l'embellie.

La déclassement de l'Italie a néanmoins pesé sur les valeurs bancaires, très exposées aux évolutions de la crise de la dette en Europe. Leur indice paneuropéen a signé la plus faible baisse sectorielle (+0,4%).

A Paris, Peugeot a lourdement chuté de 7,65%. Les investisseurs s'inquiètent de l'opposition des syndicats et des critiques du gouvernement après la restructuration annoncée la veille et constatent que le redressement des comptes prendra du temps.

Le rendement des obligations souveraines italiennes à dix ans est repassé au-dessus des 6% après le déclassement surprise de l'Italie par Moody's et malgré une adjudication de dette à plus court terme réussie dans la matinée, à des taux moins élevés que la précédente.

Le rendement des obligations espagnoles à dix ans restait également élevé, autour de 6,65%.

Orientée à la hausse en début de journée, les futures sur Bund allemands étaient en baisse de près de 30 ticks à 144,65, dans un marché anémique qui accentuait l'effet des variations. L'euro s'est légèrement raffermi face au dollar, remontant à près de 1,2250 en séance après avoir évolué en cours de séance près de son plus bas de deux ans touché la veille à 1,2166 dollar.

Les cambistes restent toutefois pessimistes pour la monnaie unique, fragilisée par la poursuite de la crise dans la zone euro, et tablent sur une baisse autour de 1,15 dollar d'ici la fin de l'année.

Tangi Salaün pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat

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