Les Bourses européennes clôturent en hausse, Paris gagne 0,43%

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LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES
LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES

PARIS/LONDRES (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé en hausse mardi, après les chiffres moins bons qu'attendu des créations d'emplois aux Etats-Unis qui donnent à penser que la Réserve fédérale ne réduira pas ses rachats d'actifs mensuels dans un avenir proche.

L'économie américaine a créé 148.000 créations d'emplois en septembre, bien moins que les 180.000 que les économistes anticipaient en moyenne, selon la statistique publiée par le département du Travail avec retard en raison de la fermeture des services fédéraux pendant la première quinzaine d'octobre.

Avec ce chiffre, nombre d'économistes s'attendent maintenant à ce que la Fed attende 2014 pour commencer à normaliser sa politique monétaire, plutôt que la fin 2013.

"Faisons le bilan: l'immobilier résidentiel ancien a déçu lundi, les créations d'emplois ont déçu ce mardi, il reste à surveiller les chiffres de l'immobilier résidentiel neuf jeudi prochain aux Etats-Unis. Dans tous les cas, l'ensemble de ces facteurs décevants rend presque certain le maintien de l'assouplissement quantitatif par la Fed cette année", dit Vincent Ganne, analyste chez FXCM à Paris.

Ces anticipations ont favorisé les marchés boursiers et les fonds d'Etat mais fait plonger le dollar à un plus bas de près de deux ans face à l'euro.

Du côté des Bourses, l'indice paneuropéen EuroStoxx 50 a gagné 0,57% et le FTSEurofirst 300 0,49%, terminant cependant en-deçà de leurs plus hauts de l'après-midi.

À Paris, le CAC 40 a fini en hausse de 18,51 points ou 0,43% à 4.295,43 points après une pointe à 4.309 points, nouveau plus haut depuis septembre 2008. Le Dax allemand a gagné 0,90% et le Footsie britannique 0,62%, tandis que le marché suisse surperformait avec un gain de 1,12%.

Contre la tendance, Madrid a cédé 0,25% malgré un bond de 8,3% du groupe de construction FCC dont Bill Gates est devenu actionnaire.

Sur le marché obligataire, le rendement de l'emprunt américain à 10 ans a dégringolé jusqu'à 2,52% en réaction à la statistique de l'emploi, contre 2,58% avant la publication, revenant à ses niveaux de juillet. Il était à 3% début septembre, avant que la Fed ne prenne les marchés de court en différant la réduction de ses rachats d'actifs.

Les Bunds ont connu la même évolution avec le future décembre qui a grimpé jusqu'à 140,58 dans l'après-midi, en hausse de 68 ticks sur la journée.

La prolongation attendue des mesures de soutien de la Fed a en revanche fait chuter le dollar face à l'euro. La monnaie unique a sauté le seuil de 1,37 et valait en fin de journée 1,3773 dollar, en progrès de 0,7% sur la séance et à son plus haut depuis novembre 2011.

Le billet vert a également cédé du terrain face au yen mais s'est ensuite redressé pour s'afficher inchangé en fin de journée européenne.

L'or, à l'inverse, a bénéficié de la statistique américaine et gagnait vers 17h00 2,15% à 1.343.46 dollars sur le marché spot, à son meilleur niveau depuis le 30 septembre.

Les cours du pétrole évoluaient quant à eux en sens opposé, avec le baril de Brent en hausse de 0,3% mais le brut léger américain en repli de 0,7% au lendemain de l'annonce d'une hausse des stocks aux Etats-Unis.

Véronique Tison pour le service français, avec la contribution d'Alexandre Boksenbaum-Granier, édité par Wilfrid Exbrayat

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