Les Bourses européennes clôturent en hausse, Paris gagne 0,08%

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LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES
LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES

PARIS/LONDRES (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé plutôt en hausse mercredi, la menace d'une nouvelle contraction de l'économie de la zone euro venant alimenter l'espoir de nouvelles mesures d'assouplissement monétaire de la Banque centrale européenne.

L'activité dans le secteur privé en zone euro a augmenté moins qu'attendu en novembre en dépit d'une baisse marquée des prix, selon les dernières enquêtes mensuelles de Markit auprès des directeurs d'achat.

Cette situation devrait nourrir le débat au sein de la BCE, qui réunit jeudi son Conseil des gouverneurs, sur l'opportunité de nouvelles mesures de soutien à l'activité et de lutte contre la faiblesse "dangereuse" de l'inflation.

Les marchés actions dans le monde, tout comme le dollar qui a atteint un pic de cinq ans face à un panier de devises de référence, ont aussi été portés en cours d'après-midi par des indicateurs américains montrant que le ralentissement de la croissance mondiale a un impact limité sur l'activité aux Etats-Unis.

À Paris, l'indice CAC 40 a fini en petite hausse de 0,08% à 4.391,86 points. Le Footsie britannique a perdu 0,38% mais le Dax allemand a pris 0,38%. L'indice EuroStoxx 50 a gagné 0,29% et le FTSEurofirst 300 a progressé de 0,54%, la hausse ayant été menée par les ressources naturelles, dont l'indice affiche un gain de 1,65%.

Les investisseurs espèrent que le président de la BCE Mario Draghi ouvrira notamment la voie, jeudi, à des achats de dette souveraine.

"Draghi ferait plaisir aux investisseurs en annonçant un calendrier de mise en place d'un assouplissement quantitatif (via des rachats de dette) mais même s'il ne fait que répéter que la BCE est engagée à agir, cela pourrait suffire à déclencher un rally de Noël", estime Andrea Tueni de Saxo Bank.

Le rendement de la dette italienne à 10 ans est passé pour la première fois sous les 2% et celui de la dette espagnole est tombé à un plus bas de 1,81%.

Sur le marché des changes, l'euro a reculé à son plus bas niveau en plus de deux ans contre le dollar dans la perspective de nouvelles mesures de la BCE.

La livre a atteint un pic de trois semaines face à l'euro, les indices PMI de Markit ayant montré que le Royaume-Uni reste le bon élève de l'Europe.

Les Bourses d'Athènes, de Milan et de Madrid ont gagné respectivement 1,68%, 1% et 1,18%, surperformant le reste de l'Europe.

Les actions grecques ont été soutenues par des spéculations autour d'un accord entre Athènes et ses créanciers du Fonds monétaire international et de l'Union européenne pour prolonger son programme d'aide.

Sur le front du pétrole, le Brent a effacé ses gains et se traite autour de 70,50 dollars le baril à la suite d'un article du Wall Street Journal citant des sources selon lesquelles l'Arabie saoudite table sur une stabilisation des cours du Brent à 60 dollars. Le baril de pétrole a perdu environ 40% depuis le mois de juin.

Aux Etats-Unis, l'enquête auprès des directeurs d'achat de Markit fait ressortir un indice d'activité dans les services à son plus bas niveau en sept mois, alors que l'enquête de l'Institute for Supply Management (ISM) débouche sur un indice à son plus haut en trois mois.

Sur le marché du travail, le secteur privé a créé 208.000 emplois en novembre, un chiffre plus faible que prévu, selon l'enquête ADP.

Quant à la productivité, elle a augmenté peu plus vite qu'initialement estimé au troisième trimestre, selon le département du Travail.

(Avec Francesco Canepa et Lionel Laurent, Juliette Rouillon pour le service français, édité par Véronique Tison)

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