Les Bourses européennes clôturent en hausse

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PARIS (Reuters) - Un regain d'optimisme à propos d'une possible demande d'aide par l'Espagne, perçue comme une étape supplémentaire vers une sortie de la crise de la dette de la zone euro, a permis aux Bourses européennes et à l'euro de terminer la semaine en hausse vendredi.

En ce jour de volatilité accrue des marchés avec l'arrivée à expiration des contrats d'options sur actions, l'indice parisien CAC 40 a terminé en hausse de 0,59% à 3.530,72 points après avoir fait du yo-yo pendant une bonne partie de la journée. Il n'en signe pas moins une baisse hebdomadaire de 1,42%.

A Francfort, le Dax a gagné 0,84% et atteint un plus haut depuis juillet 2011. A Londres, le FTSE a en revanche cédé 0,03%. L'indice paneuropéen FTSEurofirst 300 a de son côté progressé de 0,40% mais reste pratiquement inchangé sur cinq séances.

L'indice de volatilité de l'Eurostoxx 50, bon baromètre de la confiance des marchés, a terminé en baisse de 4,4%, à son plus bas niveau depuis six mois. Madrid plancherait sur une nouvelle série de réformes et de coupes budgétaires afin d'éviter d'avoir à se conformer à des conditions trop strictes dans le cadre d'un plan de sauvetage, ont indiqué vendredi des sources proches du dossier.

La vice-présidente du gouvernement espagnol, Soraya Saenz de Santamaria, a toutefois démenti qu'un gel des pensions de retraite soit à l'étude pour l'an prochain.

Le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, a estimé de son côté que l'Espagne n'avait pas besoin d'un plan d'aide international en plus de celui déjà prévu pour ses banques car elle était en passe de regagner la confiance des marchés.

"Les difficultés (en Espagne et plus généralement en Europe) sont considérables, mais on peut espérer commencer à voir le bout du tunnel et cela allège la pression sur les marchés", estime Rick Meckler, gestionnaire de LibertyView Capital Management à New York.

La situation de la Grèce est en revanche plus critique alors qu'approche la date de remise du rapport de la troïka des créanciers internationaux - Commission européenne, Banque centrale européenne, Fonds monétaire international -, dont les conclusions pourraient décider de l'avenir d'Athènes dans la zone euro.

L'hypothèse d'un report du rapport jusqu'après l'élection présidentielle américaine a fait l'objet d'un démenti de la part du ministère grec des Finances.

Aux valeurs, seul le secteur des produits de base a terminé dans le rouge (-0,47%), plombé notamment par Xstrata (-4,19%), auquel les autorités britanniques ont donné une semaine supplémentaire pour répondre à l'offre révisée de Glencore (-1,67%).

L'espoir d'une clarification prochaine de la position de l'Espagne à l'égard d'une demande d'aide a soutenu l'euro. La monnaie unique, qui avait perdu 1,5% depuis son plus haut de quatre mois et demi par rapport au billet vert la semaine dernière, est repassé en séance au-dessus de 1,30 dollar, avant de se replier légèrement autour de 1,2990.

Sur le marché obligataire, les rendements de la dette espagnole se sont légèrement détendus en fin de séance, à 5,78% pour le papier à dix ans, après être remonté jusqu'à 5,94% en séance.

Les cours du pétrole sont repartis à la hausse, le Brent de mer du Nord et le brut léger américain gagnant près de 1% à 111,05 dollars et 93,10 dollars le baril respectivement.

Tangi Salaün pour le service français, édité par Marc Angrand

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