Les Bourses européennes clôturent en baisse, Paris cède 1,23%

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LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES
LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES

PARIS/NEW YORK (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé en baisse vendredi après des indicateurs économiques jugés décevants aux Etats-Unis, qui font craindre un ralentissement de la croissance de la première économie du monde et s'ajoutent au regain d'inquiétude lié à Chypre.

Les ventes au détail sur le marché américain ont baissé de 0,4% en mars alors que les économistes les attendaient inchangées. Par ailleurs, l'indice du moral des ménages Reuters-Université du Michigan est ressorti en net repli et sous le consensus, à 72,3 pour avril en première estimation. Quant aux stocks des entreprises, il s ont moins augmenté qu'anticipé en février, ce qui pourrait là encore freiner la croissance.

Parallèlement, même si l'Eurogroupe a validé à Dublin le plan d'aide à Nicosie en soulignant que le montant annoncé de 10 milliards d'euros ne serait pas revu à la hausse, certains investisseurs craignaient de voir l'Union européenne et le Fonds monétaire international (FMI) devoir remettre la main à la poche.

En clôture, l'indice EuroStoxx 50 accuse une baisse de 1,53% et le FTSEurofirst 300 cède 0,95%.

A Paris, le CAC 40 a perdu 1,23% à 3.729,30 points. La Bourse de Francfort a abandonné 1,61% et celle de Londres 0,5%. Milan a lâché 1,5% et Madrid 1,46%.

Sur la semaine, l'EuroStoxx 50 a gagné 1,79% et la Bourse de Paris 1,8%.

Les valeurs bancaires ont été l'un des compartiments de la cote les plus affectés, leur indice de référence en Europe cédant 1,9% sur la journée. Wells Fargo a publié des résultats trimestriels marqués entre autres par un ralentissement des nouveaux crédits immobiliers et une baisse des marges. JPMorgan a également publié ses comptes.

Les indicateurs américains font reculer le dollar, qui s'éloigne ainsi de son pic de quatre ans par rapport au yen, la baisse des ventes au détail américaine étant considérée comme un élément favorable à une poursuite de la politique monétaire ultra-accommodante de la Réserve fédérale.

Mais le billet vert recule moins que l'euro, toujours pénalisé par le craintes d'un rebondissement de la crise chypriote.

Le dossier chypriote a également influencé le marché de la dette, en favorisant les achats de Bunds allemands, valeur refuge par excellence du Vieux Continent, et en faisant monter les rendements des emprunts d'Etat des pays "périphériques" de la zone euro, comme l'Italie (à 4,36% pour les titres à dix ans) et l'Espagne (à 4,71%).

Quant au pétrole, il perdait plus de 2,5% en raison des craintes pour la demande, renvoyant le Brent à son plus bas niveau en huit mois à 101,91 dollars.

L'or, lui, cédait 4% après avoir enfoncé le seuil des 1.500 dollars l'once pour la première fois depuis juillet 2011.

Marc Angrand pour le service français, édité par Nicolas Delame

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