Les Bourses européennes clôturent en baisse, l'énergie pèse

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LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES
LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé en nette baisse mardi, dernière séance complète de l'année, dans le sillage des valeurs de l'énergie plombées par un cours du Brent tombé à un plus bas de cinq ans et demi.

L'incertitude politique grecque a également affecté des places par ailleurs peu animées en cette période de fêtes. La Grèce se prépare à des élections législatives anticipées le mois prochain après le refus lundi des députés d'élire Stavros Dimas, soutenu par le Premier ministre Antonis Samaras, à la présidence de la République.

Les professionnels minimisent cependant l'importance de ce coup d'arrêt à une tendance qui fut très porteuse ces derniers temps pour les places européennes.

"Nous avons eu un rally tellement puissant, en particulier la semaine précédant Noël, qu'il est tout naturel de sortir un peu d'argent", a dit Giles Watts (Citi Index).

"Le risque de contagion de la Grèce devrait être contenu", estiment les analystes de Goldman Sachs. "La perspective d'un QE (assouplissement quantitatif de la BCE) au début de l'an prochain, qui aura lieu, nous le pensons, quelle que soit l'évolution de la situation en Grèce, joue également pour freiner l'effet de propagation (...) dans les marchés obligataires".

À Paris, le CAC 40 a terminé en baisse de 72,39 points (1,68%) à 4.245,54 points. Le Footsie britannique a cédé 1,30% et le Dax allemand 1,22%, tandis que l'indice EuroStoxx 50 a lâché 1,55% et le FTSEurofirst 300 1,02%.

Sur l'ensemble de l'année, le Dax a gagné 2,7%. Les transactions de la Bourse de Francfort reprendront le 2 janvier.

L'indice Stoxx 600 des valeurs pétrolières et gazières a fini sur une perte de 1,81%, la plus importante de tous les indices sectoriels, soit un recul de 15% sur l'année. La quasi totalité des valeurs le composant sont pareillement dans le rouge, en particulier Total (-2,77%), troisième perte de l'indice EuroStoxx 50.

Le cours du Brent a chuté de moitié depuis juin, victime d'une offre surabondante et d'une demande atone, alors même que l'Opep s'est abstenu, lors de sa dernière réunion, de prendre la moindre mesure de réduction de sa production. A la clôture des Bourses européennes, le Brent lâchait encore 0,8% à 57,43 dollars le baril.

Toutes les valeurs de l'indice CAC 40 ont également rétrogradé, la plus forte baisse revenant à GDF Suez (-2,83%) qui a également signé la plus mauvaise performance de l'indice EuroStoxx 50 à égalité avec Schneider Electric.

Contre la tendance, le groupe britannique de confection Next a gagné 3,2% après avoir fait état mardi d'une hausse de 2,9% de ses ventes entre la fin octobre et Noël.

Sur le marché obligataire, les rendements des obligations d'Etat allemandes ont terminé l'année sur leur plus forte baisse annuelle en six ans, affectés eux aussi par les turbulences politiques en Grèce et l'anticipation d'un nouvel assouplissement de la politique de la Banque centrale européenne (BCE).

Sur le marché des changes, le dollar a fléchi face aux autres grandes devises, victime de prises de bénéfice après avoir accumulé les records, un mouvement dont a bénéficié le yen, monnaie refuge.

Le billet vert, qui avait ainsi inscrit un nouveau pic de neuf ans contre un panier de monnaies dans le courant de la journée, a touché un plus bas d'une semaine et demie de 118,87 yens.

L'euro s'est également tassé face au yen, inscrivant un plus bas de près d'un mois et demi de 144,77.

(Francesco Canepa et Lionel Laurent, Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Véronique Tison)

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  • nmrkn le mercredi 31 déc 2014 à 04:06

    Le pétrole cher c'est mal. Le pétrole pas cher c'est mal. On est gouvernés par Satan, c'est clair !

  • chato13 le mardi 30 déc 2014 à 19:09

    "L'énergie pèse" pour la bourse peut-être, mais pour cette même raison nos porte-monnaie pèsent beaucoup plus lourd.

  • d.e.s.t. le mardi 30 déc 2014 à 19:07

    L'énergie, vous rêvez!La baisse du pétrole est une bonne chose , car on va consommer sans compter et la fin du pétrole sera plus rapide et plus dramatique! mais on ne peut pas faire confiance aux Saoudiens, ces Bédouins arriérés passés trop vite du chameau à la Rolls, qui veulent se payer l'Iran!C'est surtout la Grèce , venue en EZ grâce à l'innommable Giscard dit d'estaing, qui va poser problème en Europe!