Les Bourses européennes clôturent en baisse

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PARIS (Reuters) - Les principales Bourses européennes ont fini en baisse, avec les bancaires, après une séance hésitante. Le rebond constaté en début de séance a fait long feu, dans des marchés affaiblis par de nouvelles tensions sur les obligations souveraines espagnoles et italiennes et une révision en baisse de la croissance américaine au troisième trimestre.

Après ses lourdes pertes de lundi, l'indice paneuropéen Eurofirst 300 a encore perdu 0,6%, alors que l'EuroStoxx 50 a reculé de 1,09%.

A Paris, le CAC 40, repassé en territoire négatif et sous la barre des 2.900 points en cours d'après-midi, a cédé 0,84% à 2.870,68 points, alors que la Bourse de Francfort a perdu 1,22% et celle de Londres 0,30%.

Les bancaires ont continué à pâtir de la persistance des inquiétudes relatives à la dette européenne. L'indice Stoxx du secteur européen a perdu 1,79%, plus forte baisse sectorielle en Europe, avec les valeurs technologiques (-2,04%). A Paris, Alcatel a reculé de 11,95%, STMicroelectronics 5,43% et BNP Paribas 4,92%.

Commerzbank a chuté de 15,13% après une information selon laquelle la banque allemande pourrait avoir besoin de bien plus de capitaux qu'initialement prévu pour atteindre un objectif de matelas de fonds propres de 9% d'ici mi-2012.

Une émission espagnole de près de trois milliards d'euros de dette à trois et six mois à des rendements au haut depuis 14 ans, premier test face aux marchés pour la nouvelle majorité conservatrice espagnole issue des urnes, a également pesé sur la tendance.

"Il devient de plus en plus difficile pour les Etats occidentaux d'honorer les échéanciers de remboursement des dettes, tandis que les recettes s'amenuisent. Ce sont les marchés de taux qui traduisent le plus concrètement cet état de stress (...) Les marchés ne croient pas au triple AAA de la France, malgré ses efforts", estime Christophe Brulé, fondateur d'Entheca Finance.

Les craintes autour de la crise de la dette en Europe, toujours très présentes, ont été alimentées par la chancelière allemande Angela Merkel qui a estimé que la modification du traité européen était indispensable pour pouvoir renforcer l'intégration européenne, résoudre la crise budgétaire et restaurer la confiance.

En outre, l'Union européenne a adressé un premier avertissement à cinq pays membres -la Belgique, Chypre, la Hongrie, Malte et la Pologne- susceptibles de ne pas respecter les règles budgétaires l'année prochaine, a déclaré dans la matinée Olli Rehn, le commissaire aux Affaires économiques et monétaires.

Juliette Rouillon pour le service français, édité par Catherine Monin

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