Les Bourses européennes clôturent en baisse

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LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES
LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé en baisse mardi, tandis que Wall Street évoluait sur une note stable, les investisseurs adoptant une position plus prudente avant les décisions de la Réserve fédérale et de la Banque centrale européenne attendues mercredi et jeudi.

A la clôture, le CAC 40 a reculé de 0,87% (-29,05 points) à 3.291,66 points. L'indice parisien progresse cependant de 2,97% sur le mois de juillet.

Le Footsie britannique s'est replié de 1,02% et le Dax allemand de 0,03%, tandis que l'indice paneuropéen FTSEurofirst 300 a cédé 0,90%.

Les investisseurs se sont aussi inquiétés de déclarations dans la presse de responsables politiques allemands réitérant leur opposition à l'octroi d'une licence bancaire pour le Mécanisme européen de stabilité (MES).

"Ce sont les déclarations du ministre des Finances disant qu'il n'y a pas besoin d'octroyer une licence bancaire au MES. Certes, cela a toujours été son point de vue mais c'est ce qui a déclenché le mouvement de vente (sur les actions) et les valeurs bancaires", a déclaré Martin Tormey, responsable de la vente actions chez Goodbody Stockbrokers.

Les valeurs bancaires en Europe ont reculé de 1,92%. Dans le même temps, le Bund a progressé à 144,52 ticks tandis que son rendement se repliait à 1,2830%.

Les doutes étaient aussi présents quant à l'action prochaine des banques centrales pour soutenir l'économie. Le président de la BCE, Mario Draghi, a suscité de vives attentes en déclarant jeudi dernier que l'institution monétaire était "prête à faire tout ce qu'il faudra pour préserver l'euro", tout en restant dans le cadre de son mandat.

La Fed, dont le comité de politique monétaire se réunit à partir de mardi et se poursuit mercredi, est confrontée à une affaiblissement de la croissance et à un chômage persistant qui nourrissent les anticipations d'une nouvelle phase d'assouplissement quantitatif.

Signe de l'attentisme croissant des intervenants, le Brent est repassé sous le seuil des 106 dollars le baril, les craintes sur le ralentissement mondial l'emportant sur les espoirs de nouvelles mesures de stimulation monétaire.

De même l'euro se négocie en hausse face au dollar mais sous le plus haut de trois semaines touché vendredi à 1,2389, illustrant la montée des doutes sur la capacité de la BCE à prendre des mesures à la hauteur des espoirs suscités par le déclarations de son président.

La poursuite des publications de résultats au titre du deuxième trimestre avec les annonces parfois décevantes d'une série de poids lourds de la cote européennes comme le pétrolier BP, les bancaires Deutsche Bank ou UBS ou encore le brasseur Anheuser-Bush Inbev, pénalisés par la dégradation de l'activité, a aussi pesé sur la tendance.

Blandine Hénault et Marc Joanny pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten

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