Les Bourses européennes clôturent en baisse

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LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES
LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont fini en petite baisse lundi cependant que Wall Street reculait à la mi-séance, les investisseurs préférant se montrer prudents en raison des incertitudes qui pèsent sur le dossier grec.

A Paris, l'indice CAC 40 a clôturé sur une baisse de 0,66% à 3.405,27 points, parvenant toutefois à rester au-dessus du seuil psychologique de 3.400 points franchi vendredi. Francfort a fini quasiment stable (-0,03%) et Londres a cédé 0,15%. L'indice paneuropéen EuroStoxx 50 a lui abandonné 0,29%.

La Grèce n'avait pas donné lundi à la mi-journée sa réponse aux conditions drastiques posées par l'Union européenne et le Fonds monétaire international en échange d'un deuxième plan d'aide financière, prenant ainsi le risque d'épuiser la patience de ses bailleurs de fonds.

La France et l'Allemagne ont pressé lundi le pays d'accepter rapidement la mise en oeuvre de mesures d'austérité supplémentaires sous peine d'être privé des fonds promis.

"Dans l'immédiat, l'urgence est de trouver une solution au problème grec", juge Vincent Juvyns, stratège senior chez ING Investment Management. "Tout 'break-up' (rupture, NDLR), même partiel, de la zone euro serait dommageable pour la croissance européenne et coûterait plus cher que le plan de sauvetage de la Grèce actuellement proposé. J'ai envie de croire qu'une sortie de l'euro de la Grèce sera évitée, mais je n'en ai pas encore la certitude."

Par ailleurs, l'Autorité bancaire européenne a fait savoir que la majorité des programmes soumis par les banques européennes pour améliorer la résistance du secteur étaient conformes à ce qui leur avait été demandé. L'ABE doit statuer dans le courant de la semaine sur les plans de recapitalisation des établissements européens.

Les valeurs financières européennes ont été à la peine: l'indice Stoxx des banques européennes a perdu 0,57% et celui des assureurs 0,77%.

A Paris, Société générale a cédé 2,89%, Crédit agricole 2,67% et BNP Paribas 0,6%. Les banques grecques (+10,96%) font en revanche figures d'exception, la Grèce ayant, selon une source bancaire, accepté de recapitaliser ses établissements.

Glencore International a reculé de 4,52%. Le géant des matières premières devrait offrir une prime plus élevée que ce qui était attendu pour sceller sa proposition de fusion de 88 milliards de dollars (60 milliards d'euros) avec le groupe minier Xstrata Plc (-2,46%), rapporte le Financial Times.

L'action Air France-KLM a cédé également plus de 4%, les syndicats français de pilotes de ligne et la majorité des organisations de stewards, hôtesses et personnels au sol ayant appelé à la grève jusqu'au 9 février.

A Wall Street, les principaux indices cèdent environ 0,3% vers 16h30 GMT, tandis que Lazard, qui a subi une perte au quatrième trimestre, chutait de 5,2%.

Les rendements des Bunds allemands à 10 ans ont reculé, l'inquiétude suscitée par l'issue des négociations grecques en fin de matinée éclipsant les chiffres de l'emploi américains, jugés encourageants, qui avaient portés vendredi les rendements à un plus haut d'une semaine.

L'euro cède un peu de terrain face au dollar et au yen, reflétant la crainte d'un échec des négociations sur la Grèce. Vers 15h00 GMT, la monnaie unique se négociait autour de 1,3070 dollar et pourrait revenir tester à la baisse le seuil de 1,30 dollar, selon certains analystes.

Le baril de Brent grimpe d'environ un dollar à 115,50 dollars, accroissant ses gains en fin d'après-midi du fait de la vague de froid en Europe, des tensions autour de l'Iran et des affrontements en Syrie.

Jean Décotte pour le service français

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