Les Bourses européennes clôturent dans le vert

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LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES
LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes se sont retournées en fin de séance pour terminer dans le vert vendredi, la Banque centrale européenne envisageant de fixer des objectifs de bandes de fluctuation pour les rendements obligataires dans le cadre de son nouveau programme de rachat de titres souverains, selon des sources au sein des banques centrales de la zone euro.

À Paris, le CAC 40 a avancé de 0,02% à 3.433,21 points, après avoir cédé jusqu'à 1% en séance. Le CAC abandonne néanmoins 1,58% sur la semaine, signant sa première baisse hebdomadaire après six semaines consécutives de hausse.

Le Footsie britannique a terminé à l'équilibre parfait tandis que le Dax allemand a gagné 0,31% et l'indice paneuropéen FTSEurofirst 300 +0,11%.

L'information selon laquelle la BCE songerait à fixer des objectifs de bande de fluctuation des rendements obligataires, hypothèse pourtant déjà évoquée depuis plusieurs jours, a suffi à éviter aux bourses européennes une nouvelle séance de baisse.

Après un rally de plusieurs semaines davantage portés par des espoirs d'action des banques centrales que par une embellie concrète sur le front macroéconomique, les marchés européens avaient en effet navigué dans le rouge toute la journée, rattrapés par la nervosité générée par la crise de la dette.

L'entretien entre Angela Merkel et Antonis Samaras à Berlin n'a pas éclairci l'avenir de la Grèce dans la zone euro.

Au Premier ministre grec qui demandait "du temps pour respirer", la chancelière allemande a certes assuré qu'elle et le président français François Hollande souhaitaient qu'Athènes reste dans l'euro, mais elle est restée évasive sur l'octroi d'un délai supplémentaire pour mener des réformes, renvoyant cette décision aux conclusions du rapport de la "troïka" des créanciers internationaux, mi-septembre.

"Si vous êtes impatient et si vous souhaitez que les banques centrales règlent les problèmes de la dette, vous aimeriez entendre (Merkel) donner son aval. Ce n'est pas par cela qu'elle a commencé", a constaté Kim Forrest, analyste chez Fort Pitt Capital Group.

Les investisseurs n'ont pas obtenu non plus beaucoup de réponses à leurs interrogations sur la capacité de l'Espagne à éviter un plan de sauvetage.

Alors qu'Angela Merkel et François Hollande ont exprimé jeudi leur impatience sur la publication des conclusions de l'audit sur les banques espagnoles, la vice-présidente du gouvernement de Madrid, Soraya Saenz de Santamaria, s'est efforcée vendredi de démentir de nouvelles rumeurs selon lesquelles l'Espagne négocierait avec ses partenaires de la zone euro une aide financière pour l'Etat.

Pour ajouter à la confusion des marchés, les indicateurs du jour aux Etats-Unis ont été pour le moins mitigés. Si les chiffres des commandes de biens durables sont ressortis en hausse de 4,2%, bien plus qu'attendu, ils l'ont essentiellement dû à la forte progression des commandes enregistrées par Boeing.

Au contraire, la composante qui reflète les anticipations de commandes est ressortie en baisse de 3,4%, après une baisse de 2,7 en juin, laissant présager un ralentissement de la croissance du secteur manufacturier.

La conjoncture a plombé les valeurs automobiles européennes, qui ont signé la plus forte baisse sectorielle (-1,62%), de même que les minières (-1,47%), affectées notamment par la chute des prix de l'acier.

A l'instar des indices boursiers, l'euro est en revanche revenu quasiment à l'équilibre face au billet vert après la BCE. La monnaie unique, qui avait plongé jusqu'à 1,2482 dollar suite aux déclarations d'Angela Merkel sur la Grèce, est remonté autour de 1,2545.

Les futures sur Bund allemandes et les Treasuries américaines ont à l'inverse effacé tous leurs gains.

Sur le marché du pétrole, le Brent du Mer du Nord est resté quasi inchangé à environ 115 dollars le baril, tandis que le brut léger américain gagne un dollar et demi pour se rapprocher de nouveau des 97 dollars alors que la tempête tropicale Isaac pourrait menacer la production du golfe du Mexique.

Tangi Salaün pour le service français

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