Les Bourses européennes clôturent dans le vert

le
0

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé en hausse mardi, des indicateurs mitigés sur la croissance en Europe ayant continué d'alimenter les espoirs d'une nouvelle intervention des banques centrales, sans parvenir à inquiéter outre mesure les investisseurs.

À Paris, le CAC 40 a terminé en hausse de 0,70% (+ 23,86 points) à 3.450,27 points dans un volume d'affaires étriqué représentant seulement 51,4% de la moyenne des échanges quotidiens des trois derniers mois.

Le Footsie britannique a pris 0,56% et le Dax allemand 0,94%, tandis que l'indice paneuropéen FTSEurofirst 300 a avancé de 0,66%.

L'économie de la zone euro s'est contractée de 0,2% au cours de la période d'avril à juin, conformément aux attentes, tandis que l'indice allemand Zew du sentiment économique des investisseurs et analystes a reculé bien plus que prévu pour le quatrième mois d'affilée en août. et

"Les marchés européens continuent d'avancer en l'absence de mauvaises nouvelles et dans l'espoir de nouvelles mesures d'assouplissement monétaire de la part de la BCE", a commenté Lex van Dam, gérant chez Hampstead Capital.

"Toutefois, tout cela intervient dans de très faibles volumes. Il est toujours difficile d'être investi totalement sur le marché étant donné le contexte", a-t-il nuancé.

Sur le marché des changes, l'euro était stable face au dollar, au-delà de 1,23 dollar, résistant à la confirmation d'une contraction de l'activité en zone euro. La devise unique reste soutenue par les attentes d'un nouveau geste de la BCE, en particulier sur des rachats de dette pour faire baisser les coûts d'emprunt de l'Italie et de l'Espagne.

Ces espoirs ont aussi provoqué une détente sur les marchés obligataires, le rendement des obligations espagnoles à 10 ans ayant reculé de plus de 14 points de base pour tomber à 6,75%. De son côté, le future sur le Bund allemand a baissé à 142,42 ticks contre 143,18 la veille.

Les marchés pétroliers ne faisaient pas exception, les cours du brut étant portés par la perspective de mesures de soutien à l'économie qui doperaient la demande mondiale en pétrole. Le Brent se négociait à plus de 113 dollars le baril, profitant également de tensions sur les approvisionnements en Mer du Nord.

Blandine Hénault pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant