Les Bourses européennes chutent, Paris sous 3.600 points

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LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES
LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont perdu du terrain mercredi pour la quatrième séance de suite, revenant à leur plus bas niveau en quatre mois en réaction à la baisse des matières premières, qui a également affecté Wall Street, et à la morosité des ventes d'automobiles en mars.

À Paris, le CAC 40 a terminé en baisse de 2,35% (86,56 points) à 3.599,23 points, après un plus bas de 2013 à 3.591 points. Le Dax allemand a également chuté de 2,34% mais le Footsie britannique a pu limiter son recul à 0,96%.

L'indice EuroStoxx 50 a lâché 2,14% et l'EuroFirst 300 a abandonné 1,54%.

"Le fait que les performances du Dax aient été décevantes ces derniers temps est vraiment préoccupant car l'Allemagne a pour le moment empêché une aggravation plus importante de la situation économique en Europe", remarque Jérôme Troins-Lajous, trader chez Louis Capital Markets. "Les dernières statistiques macroéconomiques, comme les PMI ou les ventes automobiles sont assez inquiétantes."

L'indice des produits de base (-2,42%) a connu l'une des plus fortes baisses sectorielles, tiré vers le bas par la poursuite du recul des matières premières. Parmi les valeurs qui le composent, Lonmin a cédé 5,57%, Rio Tinto 3,61% et Kazakhmis 7,41%.

Le cours de l'or est en revanche remonté, après un plongeon inattendu de 13% en deux jours à son plus bas niveau en deux ans, du jamais vu depuis 30 ans, qui a attiré les acheteurs asiatiques.

Les constructeurs automobiles, comme Renault (-3,59%) ou BMW (-2,78%), ont eux aussi enregistré de forte pertes, après l'annonce d'une 18e baisse mensuelle des ventes de voitures neuves en Europe de l'Ouest.

Sur le marché des devises, l'euro a reculé en réaction à des propos de Jens Weidmann, président de la Bundesbank et membre du directoire de la Banque centrale européenne (BCE), qui n'a pas écarté une nouvelle baisse de taux dans la zone euro si la dégradation des indicateurs économiques le justifie . La devise se traitait autour de 1,3050 dollar en fin de séance européenne, en baisse de 1% sur la journée, après un plus bas à 1,3035.

Les déclarations de Jens Weidmann ont également entraîné une forte hausse des futures sur Bund allemand, qui avaient déjà légérement augmenté en début de séance.

Le baril de Brent, en repli de 1,72% à 98,19 dollars, reste sous la barre de 100 dollars dans la perspective d'un ralentissement de la demande aux Etats-Unis et en Chine, malgré l'annonce par l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA) d'une baisse inattendue des stocks américains de pétrole.

Julien Dury pour le service français, édité par Véronique Tison

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