Les Bourses européennes baissent à la mi-séance, sauf Londres

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LA PLUPART DES BOURSES EUROPÉENNES DANS LE ROUGE À LA MI-SÉANCE
LA PLUPART DES BOURSES EUROPÉENNES DANS LE ROUGE À LA MI-SÉANCE

PARIS (Reuters) - A l'exception de la Bourse de Londres, les marchés actions européens sont en baisse mercredi à la mi-séance, notamment tirés vers le bas par un secteur automobile plombé pour le deuxième jour de suite par un mouvement de prises de bénéfice, tandis que Wall Street devrait ouvrir en repli dans l'attente de la décision de politique monétaire de la Fed.

À Paris, le CAC 40 perd 0,29% (-15,24 points) à 5.013,69 points vers 11h40 GMT. À Francfort, le Dax abandonne 0,92% mais, à Londres, le FTSE avance de 0,64%. L'indice paneuropéen FTSEurofirst 300 recule de 0,14% et l'EuroStoxx 50 de la zone euro de 0,43%.

De son côté, la Bourse d'Athènes recule de près de 4% après des informations disant que le gouvernement grec a apparemment agacé ses partenaires européens en refusant de leur dire où il en était dans son programme de mesures de réformes lors d'une conférence téléphonique organisée mardi.

La Bourse de Londres, qui sous-performe très nettement Francfort et Paris depuis le début de l'année, est notamment portée par la vive hausse (+6,58%) de l'action Standard Chartered après que Bernstein et Barclays ont tous deux relevé leur recommmandation sur la valeur.

La Réserve fédérale américaine (Fed) communiquera à 18h00 GMT, après la clôture des places européennes, le résultat de sa réunion de politique monétaire étalée sur deux jours.

Elle est ainsi susceptible d'apporter des clarifications sur le calendrier de la remontée des taux d'intérêt aux Etats-Unis, que certains voient intervenir dès le mois de juin. La Fed maintient ses taux à leur plus bas historique, non loin de zéro, depuis décembre 2008 et leur dernier relèvement remonte à juin 2006.

Sur le marché des changes, le dollar accuse une baisse infime par rapport à un panier de devises internationales. Mais les anticipations d'un tour de vis monétaire aux Etats-Unis ont déjà fait gagner plus de 10% à cet indice depuis le début de l'année.

De son côté, l'euro, plombé par l'annonce puis le lancement du programme de rachat d'actifs obligataires de la Banque centrale européenne (BCE) accuse une chute de plus de 12% face au billet vert sur la période, même s'il reprend 0,2% mercredi midi.

La faiblesse de la monnaie unique, qui va vraisemblablement doper les exportations de la zone euro et donc doper la fragile reprise économique de la région, est l'un des principaux facteurs de hausse des places financières européennes.

Parmi les exportateurs figurent au premier chef les constructeurs automobiles, notamment allemands, ce qui explique pourquoi, malgré la chute de plus de 3% subie par l'indice sectoriel, ce dernier continue d'afficher la meilleure performance depuis le début de l'année, avec un gain de près de 30% contre près de 16% pour le Stoxx 600.

Les cours du brut sont orientés en nette baisse, plombés par des anticipations d'une nouvelle hausse des stocks de brut aux Etats-Unis, évolution qui accentue une situation caractérisée par une offre abondante et une demande atone.

Comme souvent en cas de repli du marché actions, les actifs obligataires sont recherchés, le prix des Bunds allemands progressant de 0,5% et celui des emprunts du Trésor américain de 0,3%.

(Benoit Van Overstraeten pour le service français, édité par Véronique Tison)

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