Les Bourses européennes avancent modestement à mi-séance

le
0
LA BOURSE DE PARIS EN PETITE HAUSSE À MI-SÉANCE
LA BOURSE DE PARIS EN PETITE HAUSSE À MI-SÉANCE

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes avancent modestement à mi-séance mardi tandis que Wall Street s'annonce en très légère hausse et que le dollar se reprend un peu après ses plus bas de neuf mois, en attendant la décision de la banque centrale américaine.

Les investisseurs restent sur la défensive avant la réunion de deux jours de politique monétaire de la Réserve fédérale qui démarre ce mardi même si, de l'avis général, elle ne devrait pas toucher à son programme de rachats d'actifs en raison de la fragilité de la reprise.

Le compartiment de l'énergie soutient la cote en Europe à la faveur de l'annonce par BP (+4,5%) d'une hausse du dividende et d'investissement moins importants qu'annoncé initialement, tandis que celui des banques pèse après des résultats décevants de grands noms de la cote comme UBS, Deutsche Bank ou Lloyds, qui montrent que le secteur n'a pas encore émergé des scandales de l'après-crise financière.

Après les records atteints la semaine dernière, l'indice parisien CAC 40 progresse de 0,44% à 4.271,07 points vers 12h10 GMT. À Francfort, le Dax prend 0,18% et à Londres, le FTSE 0,5%. L'indice paneuropéen EuroStoxx 50 avance de 0,64%.

Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street quasiment inchangée. L'indice S&P 500 a inscrit lundi un nouveau record historique avant l'annonce par Apple d'une baisse de ses marges et de ses bénéfices malgré la vente de 33,8 millions d'iPhone.

Les marchés s'attendent à ce que la Fed prolonge son programme de rachats de 85 milliards de dollars par mois jusqu'à l'an prochain en attendant de connaître l'impact de la récente crise budgétaire sur l'économie.

"De nombreux investisseurs se sont fait à l'idée que la Fed ne devrait pas agir (pour modifier son programme de rachats d'actifs) avant le mois de mars," dit Dennis Jose, responsable de la stratégie en Europe chez Barclays Capital.

Aux valeurs, Michelin perd 4%, le plus net recul du CAC. Le fabricant de pneus a réduit de 100 millions d'euros son objectif de résultat opérationnel annuel après des résultats trimestriels plombés par les changes.

Dans le secteur bancaire, UBS perd 6,5%, plus forte baisse du Stoxx 600, après le report d'un an au moins de son principal objectif de rentabilité en raison des besoins temporaires de renforcement de ses fonds propres imposés par son autorité de tutelle.

A Londres, Lloyds cède 2%, le résultat net de la banque britannique ayant été une nouvelle fois amputé par le coût de l'indemnisation de clients lésés par certains produits d'assurance crédit.

A Francfort, Deutsche Bank abandonne 1,35% après une chute de 98% de son bénéfice imposable trimestriel, à 18 millions d'euros, un résultat inférieur à la plus basse des estimations des analystes.

Nokia (+4,6%) réagit favorablement à sa prévision de hausse de la marge de sa division d'équipements de réseaux NSN.

Le dollar se reprend légèrement face à un panier de devises, tout en restant près de ses plus bas de neuf mois, dans un marché peu étoffé en attendant la décision de la Fed.

Sur le marché obligataire, les futures sur Bund allemand se maintiennent près de leurs plus hauts de deux mois, les emprunts d'Etat bénéficiant de la perspective d'un statu quo prolongé de la banque centrale américaine.

Le Brent retombe sous les 109 dollars le baril après avoir brièvement gagné du terrain en réaction à l'annonce d'une chute des exportations libyennes.

Juliette Rouillon pour le service français, édité par Marc Angrand

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant