Les Bourses européennes au plus bas depuis trois semaines

le
0
LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES
LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes sont retombées mardi à des plus bas de trois semaines, plombées par les valeurs bancaires dans le sillage de Commerzbank et d'UBS et par les minières avec la chute des cours des matières premières en raison de la Chine.

À Paris, le CAC 40 a perdu 1,59% (70,77 points) à 4.371,98 points. Le Footsie britannique a cédé 0,90% et le Dax allemand 1,94%, tandis que l'indice EuroStoxx 50 a fini en recul de 1,93% et le FTSEurofirst 300 de 1,64%.

Wall Street suit la même tendance et ses trois grands indices abandonnaient environ 1% au moment de la clôture européenne.

Tous les secteurs ont fini dans le rouge en Europe, où, selon la Commission européenne, la croissance de la zone euro devrait légèrement ralentir cette année.

Le titre Commerzbank a chuté de 9,55% après l'annonce par la banque allemande d'un bénéfice net réduit de moitié au premier trimestre.

La contraction du bénéfice net de son homologue suisse UBS, numéro un mondial de la gestion de fortune, a été encore plus spectaculaire, mais à peu près conforme au consensus, ce qui n'a pas empêché l'action de perdre 7,50%.

Dans son ensemble, le secteur bancaire s'est replié de 3,68%.

BNP Paribas a été relativement épargnée avec un recul limité à 1,01%, l'établissement français ayant fait état d'une hausse de ses bénéfices au premier trimestre.

La séance a été encore plus rude pour les valeurs liées aux ressources de base, en baisse de 6,39%, après l'annonce d'une nouvelle contraction de l'activité manufacturière en Chine.

Le réveil des craintes sur un déséquilibre entre l'offre et la demande a aussi fait chuter les cours du pétrole de plus de 2%, le Brent de la mer du Nord repassant sous les 44 dollars le baril.

A rebours de la tendance, le groupe chimique belge Solvay a gagné 4,26%, plus forte hausse du CAC 40 et du FTSEurofirst 300 avec des résultats meilleurs que prévu à la faveur de réductions de coûts.

L'aversion au risque a orienté les investisseurs vers les valeurs refuges comme le yen ou les Bunds allemands, dont le rendement à 10 ans est retombé à 0,20%.

L'euro, qui a franchi le seuil de 1,16 dollar pour la première fois depuis août 2015, s'est ensuite replié pour revenir plus près de 1,15 dollar.

(Bertrand Boucey pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant