Les Bourses européennes, attentistes, terminent en recul

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LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES
LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé en repli mercredi mais au-dessus de leurs plus bas du jour, dans des marchés attentistes avant la publication du compte rendu de la réunion de juin de la Réserve fédérale américaine.

Le dollar a également reflué avant cette publication, qui sera suivie d'une allocution du président de la Fed, Ben Bernanke, dans la soirée.

De mauvais chiffres du commerce extérieur chinois, confirmant le ralentissement de la croissance de la deuxième économie mondiale, ainsi que l'abaissement par Standard & Poor's de la note de crédit de l'Italie ont également pesé sur la tendance, dans des volumes d'échanges modérés.

À Paris, l'indice CAC 40 a cédé 3,03 points ou 0,08% à 3.840,53 points, loin de son plus bas du jour à 3.812 points. Le Dax-30 a reculé de 0,11% à Francfort et le FTSE-100 de 0,12% à Londres, alors que le marché suisse surperformait avec un gain de 0,35%.

Affaiblie par le déclassement de la note de l'Italie, la Bourse de Milan a perdu 0,72% tout en effaçant elle aussi ses plus bas de la séance.

L'indice paneuropéen FTSEurofirst 300 a fini pratiquement à l'équilibre (-0,04%) mais l'EuroStoxx 50 a régressé de 0,17%.

En Europe, la statistique chinoise inférieure aux attentes a pesé sur le secteur des ressources de base alors que les pétrolières, plus forte hausse sectorielle, ont bénéficié du rebond des cours de l'or noir.

En tête des hausses de l'EuroFirst 300, Burberry a gagné 4,8% après avoir publié des ventes meilleures que prévu au deuxième trimestre et confirmé ses prévisions.

A Paris, EDF (+2,09%) a prolongé son envolée de mardi en réaction à la hausse annoncée des tarifs de l'électricité en France en 2013 et 2014, même si le gouvernement a démenti une nouvelle augmentation en 2015.

Sur le marché des changes, le dollar a subi des prises de bénéfice après avoir atteint la veille un plus haut de trois ans face à un panier de devises. Le billet vert, également affaibli par l'annonce d'un deuxième mois de baisse des stocks des grossistes américains en mai, cédait autour de 0,4% face à l'euro vers 17h40, à 1,2837, et près de 1% contre le yen à 100,18.

Les intervenants pensent néanmoins que la monnaie américaine repartira à la hausse si, comme attendu, Ben Bernanke réaffirme l'intention de la Fed de commencer à réduire ses rachats de dette, actuellement de 85 milliards de dollars par mois. "Le retrait des mesures de soutien de la Fed démontre que l'économie américaine se redresse, ce qui est bon pour le dollar", dit Jeremy Stretch, responsable de la stratégie chez CIBC World Markets.

Sur le marché obligataire, les taux de rendement italiens et espagnols sont restés tendus après la décision de Standard & Poor's d'abaisser la note souveraine de l'Italie à BBB mais les Bunds ont également reculé, effaçant leurs gains initiaux dans le sillage des fonds d'Etat américains.

Du côté des matières premières, l'or a profité de la baisse du dollar pour remonter d'environ 1% à un plus haut d'une semaine tandis que les cours du pétrole ont bénéficié de l'annonce d'une forte baisse des stocks de brut aux Etats-Unis pendant la semaine écoulée. Le baril de brut léger américain s'adjugeait 1,87% à 105,47 dollars en fin de séance européenne, à son meilleur niveau depuis 14 mois, mais le Brent de mer du Nord limitait sa hausse à 0,4%, freiné par le ralentissement de la croissance en Chine.

Véronique Tison pour le service français, édité par Marc Angrand

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