Les Bourses européennes accentuent leurs pertes à mi-séance

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LA BOURSE DE PARIS DANS LE ROUGE
LA BOURSE DE PARIS DANS LE ROUGE

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes accentuent leurs pertes jeudi à mi-séance en raison de perspectives de croissance moroses dans la zone euro après la publication par l'institut Markit d'indices de directeurs d'achat (PMI) inférieurs aux attentes.

Ces mauvais chiffres sur l'activité aussi bien en France qu'en Allemagne et pour l'ensemble de la zone ont fait reculer l'euro, jusqu'à 1,2505 dollar avant une remontée au-dessus de 1,2530, ainsi que le rendement des Bund allemands, qui profitent d'un attrait pour les valeurs refuges.

Les obligations d'Etat des pays dits périphériques de la zone euro, jugées plus risquées, n'ont toutefois pas été fragilisées, les investisseurs continuant de parier sur de nouvelles mesures de soutien de la part de la Banque centrale européenne (BCE).

À Paris, l'indice CAC 40 perd 1,18% (50,33 points) à 4.215,86 points vers 12h45. À Francfort, le Dax cède 0,74% et à Londres, le FTSE recule de 0,67%. L'indice paneuropéen FTSEurofirst 300 est en baisse de 0,71% et l'EuroStoxx 50 de la zone euro de 1,25%.

Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en baisse de 0,36% à 0,5%.

La perspective d'une stagnation persistante dans la zone euro et d'un ralentissement en Chine, où le secteur manufacturier a enregistré une croissance nulle en novembre, selon la version préliminaire de l'indice PMI HSBC/Markit, pèse sur les cours du pétrole. Le Brent est ainsi descendu jusqu'à 77,68 dollars le baril avant de repasser au-dessus des 78 dollars.

Côté valeurs, Technip accuse la plus forte baisse de l'indice paneuropéen FTSEurofirst 300 après avoir annoncé qu'il avait contacté CGG pour le racheter en vue de "créer un acteur mondial de premier rang dans les services parapétroliers".

Le titre perd 6,6% alors que celui de CGG, qui a rejeté cette offre, bondit de 23%.

La banque espagnole BBVA cède pour sa part près de 5,5%. Le deuxième établissement bancaire d'Espagne a annoncé avoir fixé un prix à 8,25 euros par action pour son augmentation de capital de deux milliards d'euros destinée à financer son renforcement dans la banque turque Garanti.

(Bertrand Boucey pour le service français, édité par Juliette Rouillon)

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  • fquiroga le jeudi 20 nov 2014 à 13:21

    Les bourses sont à l'image de leurs "opérateurs". Un repaire de tru.ands nommés banksters, et à l'image des politiques qui le permettent...."tous pour...ris"....