Les Bourses européennes accentuent leurs pertes à la mi-séance

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LA BOURSE DE PARIS RECULE À LA MI-SÉANCE
LA BOURSE DE PARIS RECULE À LA MI-SÉANCE

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes accentuaient leurs pertes mercredi à mi-séance et Wall Street devrait ouvrir en baisse, les investisseurs prenant de plus en plus en compte la perspective d'un dénouement anticipé des mesures de soutien de la Réserve fédérale américaine à l'économie.

En Grande-Bretagne, le taux de chômage a touché son plus bas de trois ans, à 7,6%, sur les trois mois à fin septembre.

Cependant, si la Banque d'Angleterre (BoE) a reconnu mercredi que le taux de chômage devrait baisser beaucoup plus rapidement que prévu, elle a ajouté que cela ne la conduirait pas pour autant à être pressée de relever ses taux d'intérêt.

Au sein de la zone euro, la production industrielle a reculé de 0,5% en septembre, soit plus qu'attendu, tous les secteurs ayant enregistré une baisse à l'exception de l'énergie, selon les chiffres d'Eurostat publiés mercredi.

À Paris, le CAC 40 cède 0,57% (-24,22 points) à 4.239,56 points vers 11h00 GMT. À Francfort, le Dax perd 0,35% et à Londres, le FTSE 1,14%. L'indice paneuropéen EuroStoxx 50 est en baisse de 0,51%.

À ce stade, le future sur le S&P recule de 0,28%, laissant entrevoir une ouverture en baisse également à New York.

L'indice du secteur européen des ressources de base (-1,66%) accuse la plus forte baisse sectorielle et celui de l'automobile perd 1,0% en raison notamment des craintes liées à la politique monétaire de la Fed et de la baisse plus forte que prévu de la production industrielle en zone euro.

Contre la tendance, Carlsberg prend 3,56%, deuxième plus forte hausse de l'EuroFirst300, après avoir maintenu sa prévision d'un bénéfice d'exploitation ajusté pour l'ensemble de 2013, malgré une baisse conforme aux attentes de son résultat opérationnel au troisième trimestre.

Sur le marché des changes, la perspective d'une prochaine réduction des injections de liquidités de la Fed, favorise le dollar qui gagne 0,13% face à l'euro et reste proche de son plus haut de un mois face au yen atteint mardi.

Les obligations américaines restent orientées à la baisse, tout comme leur équivalent allemand, ce qui contribue également au renforcement de la monnaie américaine.

Les cours du baril sont orientés à la hausse et le Brent (+1,14%) a passé la barre des 107 dollars, soutenu par les perturbations des exportations libyennes et l'absence d'accord sur le programme nucléaire iranien.

Constance De Cambiaire pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten

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