Les Bourses européennes accentuent leurs pertes à la mi-séance

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LES BOURSES EUROPÉENNES DANS LE ROUGE À LA MI-SÉANCE
LES BOURSES EUROPÉENNES DANS LE ROUGE À LA MI-SÉANCE

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes accentuent leurs pertes à la mi-séance lundi dans le sillage des places asiatiques, affectées par une récession inattendue au Japon et des inquiétudes sur la croissance économique mondiale, alors que Wall Street devrait ouvrir en recul.

Le Japon est tombé en récession technique au troisième trimestre. En rythme annualisé, le produit intérieur brut (PIB) de la troisième économie mondiale a reculé de 1,6%, après une contraction (révisée) de 7,3% au deuxième trimestre, dans la foulée de l'augmentation de la TVA entrée en vigueur le 1er avril.

"Le marché est un peu sous le choc car les gens croyaient que la Banque du Japon avait tout sous contrôle. (...)", commente Nicolas Cheron, analyste chez le broker américain FXCM.

À Paris, le CAC 40 recule de 0,21% à 4.193,44 points à 11h55 GMT. À Francfort, le Dax cède 0,22% et à Londres, le FTSE abandonne 0,19%. L'indice EuroStoxx 50 de la zone euro perd 0,20% et le FTSEurofirst 300 est en repli de 0,25%.

Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street allant de -0,15% pour le Nasdaq à -0,23% pour le Dow Jones.

"Il (le Japon) est tombé en récession et on craint que l'Europe suive la même voie", commente Mark Ward, chef de trading chez Sanlam Securities, ajoutant être vendeur sur les principales valeurs pétrolières.

Les valeurs bancaires et de l'énergie, particulièrement exposées à un retournement économique, affichent l'une des plus importantes pertes, derrière les 'utilities", en baisse de 0,93%. Depuis le mois de juin, l'énergie en recul de 0,44%, a plongé de 20%, le marché redoutant une suspension de nombre de projets des majors afin de réduire leurs dépenses d'investissement.

L'indice des produits de base et celui des télécoms et des technologies sont les rares secteurs dans le vert, grappillant entre 0,11 et 1%.

Aux valeurs, le groupe pharmaceutique allemand Merck, en tête de l'EuroFirst 300 avec un gain de 3,04%, profite de l'annonce d'une alliance avec l'américain Pfizer dans l'immuno-oncologie.

Le distributeur suédois H&M affiche un hausse de 1,77% après la publication de ventes meilleures que prévu en octobre, en progression de 14%.

Sanofi gagne 0,44% pour figurer parmi les plus fortes hausses du CAC à Paris après le feu vert de la FDA, l'autorité sanitaire américaine, à son traitement Lemtrada de la sclérose en plaques.

Airbus Group perd 1,48%, plus forte baisse du CAC. Des analystes soulignent les défis auxquels il va devoir faire face sur certains appareils (A350, A400M ou encore A320neo), qui peuvent nourrir certaines inquiétudes.

EDF et GDF SUEZ perdent respectivement de 1,07% et 1,27%. L'Etat français s'est dit dimanche prêt à céder des parts dans les groupes énergétiques à condition de conserver un pouvoir d'orientation stratégique en leur sein.

Sur le marché des changes, le dollar regagne un peu de terrain (+0,22%) par rapport à un panier de devises mais cède 0,23% comparé à l'euro. Le billet vert a également atteint un plus haut de sept ans face au yen, pénalisé par les mauvais chiffres du PIB nippon qui pèsent également sur les cours du pétrole.

Le Brent de mer du Nord est toujours en recul (-1,02%) sous le seuil des 80 dollars enfoncé la semaine dernière, dans un contexte d'offre abondante et d'incertitude sur la volonté de l'Opep de décider d'une réduction de sa production pétrolière.

(Claude Chendjou pour le service français, édité par Véronique Tison)

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  • M4314275 le lundi 17 nov 2014 à 14:22

    Une récession que les experts n'ont pas vu venir. Un expert reste un expert et pis c'est tout.

  • pbenard6 le lundi 17 nov 2014 à 14:04

    comme c'est bizarre elles sont dans le vert maintenant.....bravo reuters