Les Bourses européennes accentuent leurs gains à mi-séance

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LES BOURSES EUROPÉENNES ACCENTUENT LEURS GAINS À MI-SÉANCE
LES BOURSES EUROPÉENNES ACCENTUENT LEURS GAINS À MI-SÉANCE

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont accentué leurs gains lundi à mi-séance et Wall Street est attendue en hausse, dans des marchés soutenus par les bonnes nouvelles en provenance de Pékin, alors que l'euro stagne en attendant des éléments plus concrets concernant la demande d'aide de l'Espagne.

Des statistiques publiées pendant le week-end en Chine, la deuxième économie mondiale, montrant que l'inflation a été limitée au mois de septembre alors que les exportations ont rebondi presque deux fois plus vite que prévu, apaisent les inquiétudes des investisseurs sur la croissance du pays à quelques jours de la publication du PIB chinois, prévue jeudi.

"Le rebond plus fort que prévu des exportations chinoises fait suite à des données similaires à Taïwan et en Corée. Avec le rebond des indice PMI de l'activité manufacturière, on peut espérer se diriger vers une stabilisation voire une amélioration de la croissance mondiale", commente Shane Oliver, responsable de la stratégie chez AMP Capital.

À Paris, l'indice CAC 40 prend 1,33% à 3.434,00 points vers 11h10 GMT. À Francfort, le Dax gagne 0,79% et à Londres, le FTSE 0,54%. L'indice paneuropéen Eurostoxx 50 progresse de 1,08%, alors que Wall Street est attendu en hausse de 0,45% à 0,6% en attendant les résultats de Citigroup.

Vivendi gagne 2,8%, plus forte hausse du CAC 40 et de l'EuroStoxx 50, soutenu par des informations de presse pendant le week-end évoquant des négociations entre SFR et le câblo-opérateur Numericable en vue d'un rapprochement.

Les valeurs bancaires (+1%) arrivent en tête des hausses sectorielles, soutenues par une information selon laquelle Madrid pourrait présenter sa demande en novembre. Crédit agricole gagne 2,3% et BNP Paribas 1,9%.

Royal Bank of Scotland perd 1,15% après l'annonce vendredi que Santander a renoncé à acheter 316 agences appartenant à la banque britannique.

La crainte que les résultats trimestriels ne déçoivent incite néanmoins à la prudence.

Sur le front des publications trimestrielles aux Etats-Unis, qui ont commencé la semaine dernière, les analystes s'attendent à une baisse de 2,4% des résultats par rapport l'an dernier, ce qui serait la plus forte baisse depuis le troisième trimestre 2009.

Sur le marché obligataire, les intervenants sont plus prudents que sur les marchés d'actions en ce qui concerne la demande d'aide de l'Espagne. Les futures sur Bund reculent timidement et le rendement à 10 ans espagnol se retendent un peu, à 5,73% contre 5,65% vendredi.

Le taux à 10 ans grecques a atteint son plus bas niveau depuis août 2011, à 17,388%, alors que la chancelière allemande, Angela Merkel, s'est déclarée en accord avec son ministre des Finances allemand qui a écarté l'idée d'une faillite de la Grèce et ajouté qu'une sortie d'Athènes de la zone euro serait dommageable pour tout le monde.

L'euro se maintient autour de 1,2960 dollar et le baril de Brent se stabilise autour de 114,65 dollars, avec les tensions au Moyen-Orient et les incertitudes autour de la croissance.

Juliette Rouillon pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten

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  • M9566237 le lundi 15 oct 2012 à 14:02

    On oublie la récession qui nous attend en Europe et on se réjouit de la bonne santé des autres. Quel malheur !

  • M9566237 le lundi 15 oct 2012 à 14:00

    Il n' y a pourtant pas de quoi se réjouir des exportations des Chinois qui font couler nos industries, en Europe , on marche sur la tête.