Les Bourses européennes accentuent leur baisse à la mi-séance

le
0
LES BOURSES EUROPÉENNES DANS LE ROUGE À LA MI-SÉANCE
LES BOURSES EUROPÉENNES DANS LE ROUGE À LA MI-SÉANCE

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont accentué leur baisse vendredi à mi-séance - tandis que Wall Street est également attendue dans le rouge - dans un regain de prudence sur les actifs à risque avant la première estimation du PIB américain et après une nouvelle série de résultats mitigés.

Les actions européennes s'apprêtent néanmoins à réaliser leur plus forte progression hebdomadaire depuis novembre dernier, portées par les espoirs d'une baisse de taux de la part de la BCE lors de sa réunion de politique monétaire de la semaine prochaine.

Les économistes prévoient en moyenne un rebond de 3,0% du PIB US en rythme annuel, après une croissance limitée à 0,4% lors des trois derniers mois de 2012, tout en anticipant de nouveau un ralentissement lors du trimestre en cours, le consensus étant actuellement autour de +1,5% pour le deuxième trimestre. La statistique sera publiée à 12h30 GMT.

À Paris, le CAC 40 perd 0,95% à 3.803,97 points vers 11h10 GMT. À Francfort, le Dax cède 0,34% et à Londres, le FTSE 0,52%. L'indice paneuropéen EuroStoxx 50 abandonne 1%, après avoir gagné plus de 5% depuis le début de la semaine.

Les futures sur indices signalent une ouverture de Wall Street en baisse de 0,2% à 0,3%. Les investisseurs attendent notamment les résultats de Chevron et Goodyear.

PPR chute de près de 7%, plus net recul du CAC 40, après avoir nettement ralenti la cadence dans le luxe au premier trimestre, en Europe comme en Chine.

En revanche, BASF s'adjuge 3,2%, plus forte hausse de l'EuroStoxx 50, après avoir publié une hausse plus marquée que prévu de son bénéfice d'exploitation trimestriel grâce à la bonne tenue de ventes de pesticides aux fermiers européens et nord-américains.

Vinci prend 3%, plus vive hausse du CAC, après un chiffre d'affaires en hausse et alors que le gouvernement a transmis aux sociétés d'autoroutes une proposition d'investissements de trois milliards d'euros, selon Les Echos.

Selon les données de Thomson Reuters StarMine, 51% des sociétés du STOXX Europe 600 ayant publié leurs résultats jusqu'à présent ont fait moins bien que prévu, alors qu'aux Etats-Unis, la proportion de sociétés ayant déçu le marché n'est que de 27%.

Sur le marché des changes, le dollar fait l'objet de prises de bénéfices face au yen en l'absence de nouvelle annonce de la Banque du Japon, qui a confirmé, comme prévu, son intention d'injecter quelque 1.100 milliards d'euros d'ici deux ans dans le système financier japonais.

L'euro se stabilise autour de 1,3005 dollar, toujours plafonné par les anticipations de baisse des taux lors de la réunion de la Banque centrale européenne la semaine prochaine.

"Les investisseurs parient sur une initiative de la BCE pour soutenir la croissance la semaine prochaine", souligne Ian Williams, stratège chez Peel Hunt, tout en ajoutant: "Il y a encore un risque de déception sur ce terrain, une baisse d'au moins 25 points de base du taux repo (de la BCE) étant déjà intégrée dans les cours des actifs à risque."

Les futures sur Bund avancent dans l'incertitude persistante sur la situation politique en Italie, comme le rendement de obligations à 10 ans italiennes, qui reste au-dessus de 4%.

Le baril de Brent retombe sous 103 dollars après avoir pris trois dollars en deux séances avant le PIB américain. Il devrait afficher sa plus forte hausse hebdomadaire depuis novembre. Juliette Rouillon pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant