Les Bourses à l'équilibre à la mi-séance

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LES BOURSES EFFACENT LEURS GAINS À LA MI-SÉANCE
LES BOURSES EFFACENT LEURS GAINS À LA MI-SÉANCE

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes réduisent ou effacent leurs gains vendredi à mi-séance, dans des marchés pris entre les inquiétudes concernant la croissance mondiale - après de mauvaises nouvelles du Royaume-Uni et d'Italie - et les espoirs que l'Espagne demandera une aide internationale et que les banques centrales sauront soutenir la croissance et juguler la crise financière.

En ce jour de volatilité accrue des marchés avec l'arrivée à expiration des contrats d'options du actions, l'indice parisien CAC 40 est stable (-0,04% à 3.509,48 points) à 11h24 GMT et à Londres, le FTSE recule de 0,12%. À Francfort en revanche, le Dax gagne 0,64% et atteint un plus haut depuis juillet 2011. L'indice paneuropéen Eurostoxx 50 progresse encore de son côté de 0,34%.

Au Royaume-Uni, le déficit budgétaire a inscrit un niveau record au mois d'août en raison d'une baisse des recettes de l'impôt sur les sociétés et d'une augmentation des prestations sociales, tandis qu'en Italie, le gouvernement a annoncé que la récession serait bien plus profonde que prévu cette année.

En revanche, les signes que l'Espagne avance vers une demande d'aide internationale soutiennent la cote. Madrid envisage de geler les retraites et d'accélérer la réforme repoussant l'âge du départ en retraite pour se conformer aux conditions qui lui seront sans doute imposées si elle demande une aide, selon des sources bien informées.

Les futures sur indices signalent une ouverture stable de Wall Street.

"Les opérations sur les options impriment beaucoup de volatilité aux marchés, ce qui explique qu'ils aient réduit leurs gains de la matinée. Pour le moment, il est très, très difficile de dire si les mouvements de marché sont dirigés par des éléments fondamentaux ou non", commente Michael Hewson, analyste de marché chez CMC Markets.

"Les banques centrales sont clairement sur le coup (...), beaucoup d'argent va être injecté sur les marchés, ce qui leur apportera un soutien évident. (...) De mon point de vue, la tendance est haussière en ce moment et toute baisse est une opportunité d'achat", estime pour sa part Philippe Gijsels, responsable de la recherche chez BNP Paribas Fortis Global Markets.

Les valeurs technologiques sous-performent en Europe après l'annonce par Oracle la veille d'un plongeon de 24% de ses ventes de matériel informatique au premier trimestre de son exercice fiscal, avec un indice sectoriel qui stagne.

L'euro oscille autour de 1,30 dollar, après avoir perdu 1,5% par rapport à son plus haut de quatre mois et demi atteint il y a une semaine.

Sur le marché pétrolier, le Brent accentue sa reprise entamée la veille en cours d'après-midi en Europe et se traite à 110,50 dollars le baril, après avoir touché un plus bas d'un mois et demi la veille. La baisse de la production en Mer du Nord, ainsi que la situation précaire en Libye ont réveillé les craintes en matière d'approvisionnement. L'attaque la semaine dernière du consulat américain à Benghazi risque de freiner le retour des travailleurs libyens expatriés et compromettre le projet du pays d'augmenter sa production de pétrole.

Le rendement de la dette à 10 ans italienne se tend et repasse les 5% à la suite des mauvaises nouvelles sur les perspectives économiques dans le pays.

Juliette Rouillon pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat

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