Les bouquetins du Bargy sèment toujours la discorde au pays du reblochon

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Pause casse-croute dans la combe de Montarquis dans la chaine du Bargy (Haute-Savoie) le 4 juillet.
Pause casse-croute dans la combe de Montarquis dans la chaine du Bargy (Haute-Savoie) le 4 juillet.

Dans les Alpes, la gestion d’une épizootie de brucellose oppose agriculteurs et associations environnementales.

Entre deux tire-fesses rouillés à l’abandon, Antoine, Laurent et Marc grimpent droit dans la pente. Leurs lourdes chaussures d’alpinisme et les bâtons de marche sur lesquels ils poussent vigoureusement ne sont pas signe de promenade d’agrément. Le fusil hypodermique sanglé sur le sac à dos de 45 litres de Marc le confirme.

Dès l’aube, ces techniciens de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) sont partis « au bouquetin », dans le massif du Bargy, en Haute-Savoie. « On n’est jamais certains d’en trouver, et encore moins de pouvoir les attraper, prévient Jean-Philippe Herbaux, chef du service départemental de l’ONCFS. Le milieu naturel dans lequel nous évoluons impose sa loi. »

En ce début juillet, les trois agents spécialisés dans la biodiversité et la police de l’environnement mènent une dernière opération de capture par télé-anesthésie avant l’arrivée des touristes. Leur mission consiste à dépister les bouquetins positifs à la brucellose, à euthanasier les individus infectés, et à poser sur les animaux sains des colliers GPS et VHF afin de suivre leurs déplacements quotidiens comme saisonniers.

Reblochons détruits Maladie infectieuse, la brucellose touche les ongulés – domestiques ou sauvages – et se transmet par voie vénérienne ou par ingestion d’herbe souillée. Elle provoque chez eux des avortements et des polyarthrites. Mais elle peut aussi contaminer l’être humain par contact ou ingestion de produits dérivés du lait cru, comme le reblochon.

Or...

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  • M5441845 il y a 6 mois

    Entre ceux qui compte tous les jours les grenouilles, ceux qui introduisent puis abattent les loups, ceux qui joue avec nounours dans les Pyrénées et ceux qui pistent les bouquetins avec le satellite, je me dis qu'il est heureux que nous n'ayons pas d'alligator, parce que ça commence a faire très cher.