Les bouffeurs d'espaces

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Coman le pétaradant, Griezmann le sprinteur. Deux gamins qui ont été ce dimanche les fers de lance d'une attaque d'abord en difficulté, avant de prendre le dessus sur l'Irlande en seconde période. Tout cela grâce à quoi ? La vitesse. Car oui, les Bleus sont des croqueurs de lignes, et c'est bien leur particularité.

Kanté, d'abord, pour Coman. Giroud, ensuite, pour Gignac. Sissoko, enfin, pour Coman, légèrement blessé. Les trois changements de Didier Deschamps, ironiquement créateur d'équilibre lorsqu'il était joueur et capitaine de l'équipe de France, avaient justement pour visée hier après-midi de tendre vers l'inverse : le déséquilibre. Car c'est peut-être là ce qu'il avait manqué en première période face à l'Irlande. Cueillis à froid par un penalty bêtement concédé par Paul Pogba, les hommes en vert ont, l'espace de cinq minutes, semblé partir sur les chapeaux de roux. Restait ensuite à tenir le score, comme l'avait tancé le sélectionneur Martin O'Neill au moment de dérouler son plan de jeu en conférence de presse : tenir jusqu'aux tirs au but auxquels ils s'étaient préparés, peut-être, mais sans toutefois penser ouvrir le score… Si les Bleus s'en sont hier sortis à bon compte, c'est à coup sûr grâce à un atout dont ils sont peut-être les seuls à disposer dans d'aussi grandes largeurs au milieu des équipes encore engagées dans l'Euro : la vitesse.

Irlande, danse à l'italienne


En comptant bien, ils étaient trois. Entre la 20e et la 30e minute, à force de coups d'épaules et de contacts appuyés, ils étaient trois Irlandais à se rouler par terre. Le dernier, Jeffrey Hendrick, a même provoqué un arrêt de jeu de près de deux minutes à la 30e sur un contact qui n'en valait pas tant. Sans compter Shane Long, qui demande ici à Laurent Koscielny de le relever, puis Darren Randolph, prêt à laisser sa vie pour gagner cinq secondes avant de prendre le ballon des mains… Un cassage de rythme en règle, alors qu'ils avaient l'avantage au tableau d'affichage. Des coups de filous dignes de l'Italie version 2006 face à l'Australie, qui ont pesé sur le jeu de la France. Haché. Ralenti. Découpé. Repris. Mis à terre. Relevé. Désaltéré. Des arrêts de jeu bien sentis histoire de bloquer la révolte, objectivement dévastatrice sur le papier.




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