Les Bleus touchés, coulés

le , mis à jour à 06:37
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Les Bleus touchés, coulés
Les Bleus touchés, coulés

Après douze ans à faire bombance - depuis le titre olympique de Laure Manaudou sur 400 m à Athènes -, il va falloir s'habituer à faire ceinture. Un chapitre se ferme avec les retraites d'Agnel, Gilot, Balmy, Bousquet, Lacourt, Manaudou (?), et la natation française va quitter Rio avec un bilan famélique de deux médailles d'argent (une en individuel, Florent Manaudou sur 50 m nage libre, une avec le relais 4 x 100 m) avant les finales d'hier soir. Le pire depuis seize ans.

Les sept médailles (dont quatre en or) et la 3e place au classement des nations en 2012 appartiennent définitivement au passé. Engagés sur 28 épreuves individuelles, les Bleu(e)s sont parvenus sept fois en finale. Pour l'argent de Manaudou (50 m NL), la 5e place de Lacourt (100 m dos), la 6e de Metella (100 m papillon), et trois 8es places (Balmy sur 400 m, Bonnet sur 200 m NL, Pothain sur 400 m).

La nuit dernière, Damien Joly disputait, lui, la finale du 1 500 m. L'une des deux satisfactions de la semaine — il a battu le record de France (en 14'48"90) en séries — avec Jordan Pothain, qui a amélioré de plus de deux secondes sa marque personnelle sur 400 m (3'45''43).

Les autres sont loin — voire très loin — de leur meilleur temps. Certain(e)s, malgré un inquiétant auto-satisfecit, ont donné l'impression de faire de la figuration en séries et d'avoir surtout profité du village olympique. D'autres de régresser. A 34 centièmes de son record personnel en papillon, Metella regrette ainsi d'avoir trop préparé le 100 m NL. Mignon, lui, pointe la difficulté de se remettre dans le bain après des Championnats de France exigeants en avril.

Dans les relais, les filles du 4 x 100 m NL ont certes atteint la finale (8es), mais seuls leurs homologues masculins, malgré la perte du titre olympique, ont tenu leur rang. Ils risquent néanmoins de se préparer à des lendemains difficiles avec les départs de Gilot et Manaudou.

Au Brésil, le ...

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