Les Bleus sont prévenus mais sereins

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Les Bleus sont prévenus mais sereins
Les Bleus sont prévenus mais sereins

Battus lors de l'ouverture de la préparation à Tampere, avec trois absents, les Bleus étaient passés à côté " dans les grandes largeurs " dixit Vincent Collet. Un mois, et dix matchs, après, la France ne veut pas se laisser prendre au piège une seconde fois.

36-14. Difficile d’imaginer un tel premier quart-temps ce samedi soir à Montpellier pour le premier match des Français dans cet Euro, même si la tension traversera la salle. A Tampere, les trous d’air défensifs, et le souffle du cuir transperçant les filets, avaient refroidi les Bleus en dix minutes. La mécanique était grippée, sans De Colo, Batum et Diaw. Le jeu des Finlandais, en constante progression depuis une décennie, n’avait rien du remède de grand-mère. 

Grands copains affamés

Mais Tony Parker le sait mieux que quiconque, les Français sont leur premier ennemi. L’habitude du basket français fut, longtemps, de se dire qu’il n’avait marge avec les autres nations pour ne pas se désunir. Aujourd’hui, cet argument est, non seulement, encore valable mais les petites nations voient, désormais, dans l’équipe de France, un mur à faire tomber. « Aujourd’hui, il faut qu’on sache que n’importe quelle équipe va faire son meilleur match et qu’on peut perdre contre n’importe qui donc il faut rester concentré » assurait Tony Parker en conférence de presse. D’autant que les Loups auront faim après l’accroc de la dernière Coupe du monde et, ce, même si la Finlande est une amie de la fédération française, Jean-Pierre Siutat l’ayant sélectionnée dans ce groupe A par sympathie. Un groupe, ouvert derrière la France, dans lequel elle a sa carte à jouer avec nombre de joueurs présents dans les grands championnats européens (Gerald Lee à Murcie, Salin à Gran Canaria, Jamar Wilson à Rouen ou Koponen au Kimkhi) ou dans l’antichambre du basket américain (Coven et Erik Murphy en D-League). 

Mentalité retrouvée et nouveau venu

Dans le Park&Suites Arena, si les supporters nordiques ont bien l’intention de faire le déplacement, grâce à l’appui du Président de la FFBB, la température sera toute autre. Pas sûr que les Français se laisseront enrhumer comme à Tampere. Le match contre la Belgique, dont le style se rapproche des Finlandais, s’il a été compliqué, a surtout montré que les Bleus, même dans le dur, avaient une confiance personnelle et dans leur système permettant de serrer le jeu et d’assurer ne serait-ce que la victoire. 

Florent Pietrus, dans l’Equipe, confirmait la progression dans l’approche mentale du groupe : « On ne va pas se concentrer sur ce que veulent les autres équipes, mais sur ce qu'on veut nous. On veut marquer les esprits d'entrée. On ne veut pas laisser la place au hasard et se mettre en difficulté inutilement. Il n'y a qu'en jouant chaque match comme si c'était une finale qu'on pourra aller jusqu'au bout. Les adversaires auront leur stratégie mais nous, on sera irréprochables dans l'intensité, dans l'état d'esprit ».

Avant ce premier match de compétition, électrique, toujours tendu, les Bleus paraissent étonnamment sereins. Même Léo Westermann, appelé en catastrophe, et qui disputera là, sa première grande compétition en A. 

  Maxime HABERT 
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