Les Bleus n'ont plus d'excuses

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Les Bleus n'ont plus d'excuses
Les Bleus n'ont plus d'excuses

Après deux victoires mitigées contre l'Italie et la Roumanie, le XV de France, avec quasiment une équipe type, passera un examen de passage important contre le Canada ce jeudi à Milton Keynes, dix jours avant le choc contre l'Irlande.

DE NOTRE ENVOYE SPECIAL EN ANGLETERRE

Cette fois, il n'y a plus d'excuses. Après les succès contre l'Italie (30-12) et la Roumanie (38-11), le XV de France doit monter en puissance contre le Canada ce jeudi à Milton Keynes. La pression d'un premier match de Coupe du monde, assortie de la blessure de Yoann Huget, à Twickenham, puis une composition d'équipe chamboulée pour donner du temps de jeu aux coiffeurs au Stade Olympique : lors des deux premiers matchs les arguments étaient en partie recevables.

Contre les Canucks, en revanche, les hommes de Philippe Saint-André devront l'emporter avec le bonus offensif et surtout la manière. Pour faire taire les critiques, quelques jours au moins, et surtout bien préparer le rendez-vous tant attendu contre l'Irlande onze jours plus tard à Cardiff. Dans le MK Stadium, construit en pleine zone commerciale, les Bleus ne devront pas faire de cadeaux à Jamie Cudmore et ses partenaires.

Et c'est avec une équipe quasiment type que la France débutera cette rencontre, si l'on excepte évidemment l'absence de Louis Picamoles et les interrogations autour des titularisations de Rémy Grosso, pour sa première, et Brice Dulin à l'aile. Désormais, c'est un bloc de deux matchs qui attend Thierry Dusautoir et ses partenaires. Deux rampes de lancement vers des phases finales menant à Twickenham le 31 octobre.

« On est encore dans la construction de notre compétition et ce match est vraiment important avant de jouer contre les Irlandais, expliquait le capitaine, mercredi, dans la salle de presse surchauffée par le doux soleil anglais. Il n'est plus question d'expérimentations. On espère que l'on sera dans la continuité des deux premiers matches avec une victoire à la clé. » A vrai dire, on attend beaucoup plus de cette équipe de France face à la 18ème nation mondiale qui vient d'enchainer trois matchs en douze jours.

Papé : « L’équipe est en train de se prendre en main »

Le déclic, c'est maintenant. Depuis une semaine, PSA et ses joueurs ont mis l'accent sur les rucks et la discipline, deux points noirs de ce début de compétition. Le travail doit payer. Et Dusautoir de reprendre : « Le dernier test, on l’a passé il y a bien longtemps. Aborder ce match contre le Canada en se disant que c’est une répétition générale, ce serait une grossière erreur. »

Plus qu'un ultime examen de passage avant le début des choses sérieuses, c'est un message que doit envoyer le XV de France. « On n’a pas plus l’intention de frapper un grand coup que l’on avait négligé les précédentes rencontres, nuance pourtant Yannick Bru. On sait qu’on doit être plus efficace et plus patient sur le plan offensif. On a envie de s’améliorer. On a montré des lacunes mais aussi des qualités. On doit mieux faire, ça suffira à notre plan de marche. » Beaucoup mieux même.

Dans les vestiaires du Stade Olympique, Philippe Saint-André avait logiquement poussé une grosse gueulante après une première période insipide. Aucune imagination sur le terrain, un engagement défaillant et pas de plaisir. « C'est de ça qu'est né notre plus gros mécontentement », disait d'ailleurs Bru mercredi au sujet du peu d'enthousiasme français la semaine passée.

C'est désormais aux joueurs d'écrire leur propre histoire. « L’équipe est en train de se prendre en main, affirmait cette semaine Pascal Papé. On se rend compte que si on veut faire quelque chose dans cette Coupe du monde, c’est à nous de le décider. On se sert de ce que le staff nous met à disposition. Eux nous donnent les clés, nous on essaie de prendre les choses en main. » A eux de le démontrer ce soir à Milton Keynes pour le début d'une nouvelle histoire.

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