Les Bleus n'ont pas tenu leurs promesses

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Les Bleus n'ont pas tenu leurs promesses
Les Bleus n'ont pas tenu leurs promesses

Le XV de France a rendu une copie particulièrement décevante contre l'Irlande dimanche. Plus que la défaite, c'est le néant offensif des Bleus qui interpelle avant de retrouver la Nouvelle-Zélande.

DE NOTRE ENVOYE SPECIAL A CARDIFF

La déception est à la hauteur des espoirs qu'on avait placés dans cette équipe de France. Car oui, malgré ces trois dernières années à s'ennuyer devant le jeu des Bleus, on y croyait. On pensait les joueurs de Philippe Saint-André capables de renverser enfin l'Irlande. Capables de mettre en application les discours entendus ces derniers jours. Ces Français « affamés », selon les termes du sélectionneur, ont malheureusement été particulièrement décevants dimanche contre l'Irlande. Et plus que la défaite, c'est la manière qui nous a fait mal. Car oui, Thierry Dusautoir et ses partenaires semblaient monter en puissance depuis le début de la Coupe du monde. La victoire contre le Canada, certes 18eme nation mondiale, la semaine passée à Milton Keynes nous avait même en partie rassurés. Mais le soufflet est brutalement retombé à Cardiff ce week-end. Après plus d'une semaine pleine de préparation, on attendait un tout autre visage de l'équipe de France. 

Tout pour réussir, sauf de l’inspiration

Ne pas gagner quatre ans de suite contre l'Irlande dans le Tournoi est une chose. Perdre ainsi en Coupe du monde, après une préparation entamée le 5 juillet, en est une autre. Bien plus inquiétante. Un mot résume l'animation offensive du XV de France dimanche : le néant. Certes, Louis Picamoles, meilleur plaqueur du match, et les autres ont défendu comme des chiens. Mais offensivement, la copie est nulle. Et dans les rucks, que les Français avaient particulièrement travaillé après la Roumanie, ce fut une catastrophe. « Ils nous ont démontés », reconnaît même le demi de mêlée Sébastien Tillous-Borde, lucide. Le pire est que l'Irlande a perdu rapidement ses deux leaders Jonathan Sexton et Paul O'Connell, sans parler de la blessure de Peter O'Mahony. Autant dire que les Bleus avaient tout pour réussir. Sauf de l'inspiration. On disait que les Bleus n'auraient plus d'excuses. C'est le cas. Que faire maintenant ? Car désormais, évidemment c'est une tout autre Coupe du monde qui débute. 

Les cadres ont un rôle à jouer

Samedi, la France défiera la Nouvelle-Zélande, toujours à Cardiff, en se raccrochant aux exploits de 1999 et 2007 ou la courte défaite il y a quatre ans en finale. En 2011, lorsque les hommes de Marc Lièvremont avaient touché le fond contre les Tonga, les leaders de ce groupe avaient pris les clés du camion. Aujourd'hui, qui va le faire ? Sans faire injure aux 31 membres du groupe, peu semblent avoir la capacité de tout renverser. Thierry Dusautoir, Pascal Papé, Yoann Maestri et d'autres auront un rôle capital dans la semaine. Certes, PSA a choisi de se séparer de certains forts caractères pour cette Coupe du monde, mais ceux qui ont la chance de disputer un quart de finale ont encore la possibilité d'écrire leur histoire. A condition bien sûr de prendre leurs responsabilités. Car oui, il y a encore de l'espoir. Mais infiniment plus mince.

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