Les Bleus à l'épreuve du feu

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Les Bleus à l'épreuve du feu
Les Bleus à l'épreuve du feu

Le XV de France de Guy Novès passera un vrai test ce vendredi sous le toit fermé du Millennium Stadium. Après deux matchs à la maison, beaucoup de ces Bleus vont découvrir une énorme ambiance face au pays de Galles.

Le stade a changé de nom. Pas d'ambiance. Devenu le Principality Stadium, du nom de la plus grosse entreprise galloise de BTP, l'ancien Millennium Stadium reste l'une des plus belles enceintes du Tournoi des VI Nations. L'une des plus redoutées aussi. Car l'ambiance y est tout simplement folle. Toit fermé, comme ça sera le cas vendredi, feu d'artifice, longue attente pour l'équipe adverse, beaucoup de bruit, etc... Ce vacarme organisé est unique. Et pour cette jeune équipe de France, il faudra tenter de gérer au mieux cette adversité. En 2014, les Français avaient subi une lourde défaite (27-6) à cause notamment d'une entame de match catastrophique (14-3 après 20 minutes de jeu). Jules Plisson n'a rien oublié, lui qui avait été clairement ciblé par les joueurs gallois, avec un traitement de faveur de la part de Jamie Roberts. « En deux ans de carrière internationale, c'est mon plus mauvais souvenir, se souvient l'ouvreur du XV de France. Mais ce match m'a beaucoup appris. Le contexte était très particulier. On en avait beaucoup parlé avant. J'avais été impressionné. » Jamais le numéro dix parisien n'avait en effet connu un tel avant-match. « Il y avait eu cette entrée sur le terrain, dans le noir, avec du rock and roll à fond. C'était comme un match de boxe. Et lorsque les Gallois sont entrés, les flammes, les lasers, les lumières, et ils étaient arrivés avec une bête, non ? (rires). Oui, c'est ça, un bouc (rires). »

Evidemment, vendredi, le Millennium, complet depuis de nombreuses semaines, va à nouveau bouillir et pousser derrière son équipe. Les Français sont prévenus. Mais pas terrifiés. Et Plisson de reprendre : « On n’est pas resté plus longtemps que ça sur le contexte qui nous attend vendredi. On est pas mal de joueurs à avoir connu ce stade. On va essayer de passer outre tout cela, s’en servir comme motivation et se dire que c’est bon d’avoir plus de 60 000 personnes contre nous (ndlr : la capacité est en réalité de 74 500). » Même discours de la part de Maxime Médard, l'un des plus expérimentés de ce groupe mais qui n'a encore jamais connu un tel déplacement au Millennium. « Le public va pousser derrière. C’est un match chez eux, stade fermé, avec les feux d’artifice et tout ça... Il faut tout oublier et penser à ce qu’on doit faire sur le terrain. (...) J’ai eu la chance de jouer dans ce stade en Coupe d’Europe. Il n’y avait pas les feux d’artifice (rires). Je n’ai pas connu cette ambiance, on verra. Il va falloir vraiment se concentrer sur ce qu’on peut faire sur le terrain. Il faut oublier tout ce qu’il y a autour. » Après deux matchs au Stade de France pour débuter le Tournoi, cette équipe de France en reconstruction va passer un sacré baptême du feu pour son premier déplacement.

Goujon : « Une ambiance de folie, une atmosphère hostile »

Alexandre Flanquart, lui, connait le Millennium. Avec les Bleus, il y a vécu deux grosses déceptions lors de la dernière Coupe du monde contre l'Irlande et surtout la Nouvelle-Zélande. Mais vendredi, le deuxième ligne parisien vivra, sans crainte dit-il, sa première confrontation contre les Gallois à Cardiff. « Personnellement, le stade ne me fait pas peur. C’est juste une atmosphère différente. C’est beaucoup plus bruyant. Il y a plus de chaleur et ça résonne beaucoup plus. Ça reste un stade. On sait qu’il va y avoir un énorme engouement derrière cette rencontre. Je n’ai jamais eu la chance de jouer contre le pays de Galles au Millennium. On verra bien, ce n’est pas quelque chose que j’appréhende. » Quant à Loann Goujon, ce sera, pour lui, une vraie découverte vendredi. « Ceux qui avaient connu Cardiff en 2014 nous ont tout raconté, de A à Z. Les coachs nous en ont aussi parlé. C’est une ambiance de folie, une atmosphère hostile. Après, cela reste une fierté de pouvoir jouer dans une telle enceinte. C’est aussi motivant qu’effrayant. Je ne l'ai pas encore vécue mais il parait que c'est assez extraordinaire. » Surtout en cas de victoire... Ce que le XV de France n'a plus connu à Cardiff depuis le 26 février 2010 et un succès 26-20 sous les yeux de 74 102 spectateurs ébahis.

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