Les bizuts n'en mènent pas large

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Les bizuts n'en mènent pas large
Les bizuts n'en mènent pas large

Trois jours qu'ils y sont, trois jours que certains galèrent mais que tous sont en train de vivre l'un de leur rêve les plus fous. Quatorze marins, soit la moitié de la flotte, se sont lancés dimanche dans leur premier tour du monde en solitaire, sans assistance et sans escale.

 

Et la plupart n'ont qu'une angoisse : ne pas aller au bout. « Statistiquement, on sait qu'un bateau sur deux est contraint à l'abandon, note Paul Meilhat ("SMA"). Kito De Pavant ou Jérémie Beyou n'ont jamais réussi à terminer leur Vendée Globe et pourtant ce sont des marins exceptionnels. Le poids de la parole de ces gars-là quand il te raconte leur déception, franchement c'est dur. Un mât qui casse, un objet flottant qu'on percute, et c'est la tuile. Je viens de la voile olympique, je n'ai pas cette culture de l'abandon. C'est donc une vraie trouille. Je serais terriblement déçu, pour moi mais aussi pour tous ceux qui ont bossé sur le projet. »

 

« On a tous peur de casser, ne serait-ce que parce que les statistiques sont implacables », résume Fabrice Amedeo (« Newrest-Matmut »). « Un ennui médical ou matériel qui fait que je ne serais pas capable d'aller au bout, ça, c'est ma hantise, insiste Stéphane Le Diraison ("la Compagnie-du-lit"). Quand on met autant d'engagement dans un projet, c'est difficile d'imaginer abandonner. » Le skippeur de Boulogne-Billancourt avoue aussi une crainte lorsqu'il se penche sur la durée de la course.

 

« Mon tour du monde, je l'ai saucissonné en trois parties : la descente de l'Atlantique que je connais, la remontée du cap Horn que j'ai déjà abordée et le milieu, cet inconnu du grand Sud. Il est inquiétant, mais aller me confronter à lui, c'est aussi ma plus belle source de motivation. » « Ah, les mers du Sud ! s'exclame Morgan Lagravière ("Safran"). Roland Jourdain m'en a souvent parlé, j'ai aussi lu beaucoup d'ouvrages qui parlent de ce milieu si particulier. Je ...

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