Les bitcoins et les cartes prépayées dans l'½il de Bruxelles

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    STRASBOURG, 5 juillet (Reuters) - La Commission européenne a 
présenté mardi de nouvelles mesures contre le blanchiment des 
capitaux et l'évasion fiscale dont un meilleur contrôle des 
monnaies virtuelles comme les bitcoins et des cartes de 
prépayées. 
    Ces mesures s'inscrivent dans le cadre du plan d'action 
contre le financement du terrorisme présenté en février tout en 
constituant une réponse au scandale des Panama papers qui a 
révélé en mai l'ampleur de la dissimulation de capitaux dans des 
paradis fiscaux. 
    Les plateformes de change de monnaies virtuelles ou les 
fournisseurs de service de portefeuille, seront tenus de 
vérifier l'identité de leurs clients lors d'opérations de change 
contre une monnaie réelle. 
    Les cartes prépayées, dont auraient fait usage les auteurs 
des attentats commis en novembre 2015 à Paris, devraient 
également être mieux contrôlées, avec une identification de leur 
détenteur requise à partir de 150 euros contre 250 actuellement. 
    La Commission veut également donner plus de moyens d'action 
et d'échange d'informations aux cellules de renseignement 
financier - Tracfin en France - mises en place dans chaque pays 
pour lutter contre le blanchiment d'argent et le financement du 
terrorisme. 
    Elles devront avoir accès aux registres centralisés des 
comptes bancaires et des comptes de paiement qui devront être 
mis en place dans tous les pays de l'UE. Seuls huit pays sur 28 
en disposent actuellement, selon le Collège européen des 
investigations financières et de l'analyse Financière criminelle 
à Strasbourg. 
    Sur le volet plus spécifique de l'évasion fiscale, la 
Commission propose de rendre publique une partie des 
informations sur les bénéficiaires des sociétés ou trusts liés à 
des activités commerciales qui doivent déjà être consignées sur 
des registres nationaux auquel l'accès était jusqu'à présent 
restreint. 
    La notion de "bénéficiaire", qui concerne tout détenteur de 
25% d'une société, serait ramenée à 10% s'agissant d'une entité 
risquant d'être utilisée à des fins de blanchiment ou de fraude 
fiscale. 
   La Commission propose par ailleurs une interconnexion des 
registres. 
    L'ensemble de ces mesures, qui modifient une précédente 
directive sur la lutte contre le blanchiment de capitaux du 20 
mai 2015, doivent encore être adoptées par le Conseil des Etats 
membres et le Parlement européen. 
   
 
 (Gilbert Reilhac, avec Julia Fioretti and Ines Kagubare, édité 
par Yves Clarisse) 
 
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