Les biosimilaires, des médicaments moins chers mais pas encore franchement adoptés

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Les biosimilaires, des médicaments moins chers mais pas encore franchement adoptés
Les biosimilaires, des médicaments moins chers mais pas encore franchement adoptés

Les biomédicaments innovants coûtent les yeux de la tête, vive les biosimilaires moins chers! C'est en substance le message des fabricants de ces faux jumeaux, sentant un vent favorable auprès des autorités. Reste le plus dur: convaincre médecins et patients.Contrairement à un générique, réplique parfaite d'un médicament chimique, les traitements biologiques ne sont pas reproductibles strictement à l'identique, en raison de la variabilité même du vivant dont ils sont issus. Les biosimilaires sont en revanche semblables aux médicaments biologiques d'origine en termes de qualité, de sécurité et d'efficacité, et sont soumis comme eux à des essais cliniques, soulignent leurs promoteurs.Leur argument massue: un prix de 20 à 30% moins cher par rapport au biomédicament de référence."Les autorités de santé à travers le monde ont compris à quel point les biosimilaires pouvaient les aider", estime David Setboun, président de la filiale française de Biogen, biotech américaine qui s'est lancée sur ce créneau depuis 2011, en s'alliant au coréen Samsung Biologics."Cela peut être une solution au financement de l'innovation" par les systèmes de santé, en allégeant les coûts de biothérapies dont les brevets tombent dans le domaine public, ajoute M. Setboun, interrogé par l'AFP.Selon une récente étude du cabinet IMS Health, les biosimilaires pourraient faire économiser de 50 à 100 milliards d'euros aux principaux systèmes de santé américain et européen sur la période 2015-2020.L'Union européenne a pris les devants, en autorisant il y a dix ans la première commercialisation d'un biosimilaire du pionnier Sandoz (groupe Novartis). A ce jour 21 biosimilaires ont été autorisés en Europe, et près d'une cinquantaine sont en développement dans le monde.Leurs fabricants guettent une importante vague d'expiration de brevets de biomédicaments onéreux d'ici 2020, comme l'anti-rhumastimal Humira du laboratoire ...

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