Les belges Degroof et Petercam fusionnent, encore du M&A en vue

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(Actualisé avec interview d'un des dirigeants de Degroof) * Le nouvel ensemble s'appellera Banque Degroof Petercam-dirigeant * Des acquisitions envisagées au Luxembourg, en France et en Espagne-dirigeant * Pas d'introduction en Bourse prévue-dirigeant par Matthieu Protard PARIS, 20 janvier (Reuters) - Les établissements financiers belges Banque Degroof et Petercam ont officialisé mardi leur fusion pour renforcer leurs activités de banque privée, de gestion institutionnelle et de banque d'affaires en Europe continentale, et faire face aux défis réglementaires que doit relever l'industrie bancaire en Europe. Le nouvel ensemble, qui prendra le nom de Banque Degroof Petercam, totalisera plus de 47 milliards d'euros d'actifs sous gestion, dont environ 33,5 milliards en banque privée, et comptera quelque 1.500 collaborateurs. Fusionnés, les deux groupes revendiquent désormais la place de numéro trois de la banque privée en Belgique et de premier établissement indépendant sur ce marché. Ils entendent poursuivre leurs acquisitions pour se renforcer au Luxembourg, en Espagne ainsi qu'en France, où Banque Degroof a racheté en 2013 la société Aforge Finance après en avoir acquis 50% du capital en 2008. "Il y a une volonté claire de consolider nos positions au Luxembourg, en France et en Espagne", déclare Philippe Masset, président du comité de direction de Banque Degroof dans une interview à Reuters. "Aujourd'hui, notre transaction est essentiellement une consolidation en Belgique, mais nous regardons des opportunités sur nos trois autres marchés." "En France et en Espagne, nous sommes trop petits. Il y a des sujets que nous regardons de près", poursuit Philippe Masset, qui prendra le poste de CEO (directeur général, NDLR) du nouvel ensemble Banque Degroof Petercam. Ces dernières années, dans le contexte de crise financière et de durcissement de la réglementation bancaire, le secteur bancaire européen est dans son ensemble resté à l'écart des grandes manoeuvres de fusions-acquisitions. Mais les banquiers estiment désormais que la fin des tests de résistance menés en fin d'année dernière par la Banque centrale européenne pourrait favoriser la reprise des opérations de M&A, surtout sur le segment des établissements financiers de petite et moyenne taille. PAS DE PROJET D'IPO Philippe Masset explique d'ailleurs que la fusion de Banque Degroof et de Petercam va permettre aux deux groupes d'atteindre une taille critique dans ses différents métiers. "Cette fusion va nous permettre d'atteindre une taille critique indispensable dans un environnement bancaire actuel confronté à des défis réglementaires et des défis d'exigence des clients", souligne-t-il. "Avec près de 50 milliards d'euros d'actifs sous gestion, nous aurons cette taille critique nécessaire." Banque Degroof et Petercam n'ont pas précisé dans la présentation de leur fusion l'organisation capitalistique du nouveau groupe une fois fusionné. Selon la presse belge, les actionnaires de Banque Degroof devraient détenir 70% du nouvel ensemble tandis que les actionnaires de Petercam devraient en avoir 30%. "La presse n'a pas tout à fait tort. Mais nous ne souhaitons pas vraiment communiquer sur le sujet. Ce qui a été mentionné dans la presse n'est pas loin de la réalité", indique simplement Philippe Masset. Interrogé sur une possible entrée en Bourse du nouveau groupe, il écarte en revanche formellement cette hypothèse. "Il n'y a pas de plan dans ce sens. Nos actionnaires nous ont clairement indiqué vouloir rester des actionnaires de long terme du nouvel ensemble." Philippe Masset estime également qu'il est "encore trop tôt" pour évaluer les conséquences sociales du projet de fusion alors que la presse estime que 10% à 15% des effectifs du nouveau groupe pourraient être supprimés. "C'est quelque chose qui n'est pas confirmé", dit-il. "Notre fusion est une transaction de croissance mais il est certain qu'il y aura des synergies de coûts." Les deux groupes espèrent boucler leur fusion dans le courant du second semestre 2015. * Le communiqué : http://bit.ly/1ByafjF (Edité par Dominique Rodriguez)

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