Les bébés phoques subissent la grippe aviaire

le
0
La protection de l'environnement pourrait prévenir de futurs risques sanitaires majeurs.
La protection de l'environnement pourrait prévenir de futurs risques sanitaires majeurs.

Les populations de bébés phoques établies dans le Nord-Est des Etats-Unis sont frappées par le virus.



Une nouvelle souche du virus de la grippe aviaire ravage la biodiversité du Nord-Est des Etats-Unis, décimant en particulier les populations de bébés phoques, qui meurent de pneumonie. Une hécatombe révélée ce mardi par une étude publiée dans la revue scientifique américaine mBio, le journal de la Société américaine de microbiologie. Baptisé H3N8, le virus aurait causé la mort de plus de 160 spécimens, la plupart âgés de moins de 6 mois, au cours du dernier semestre de 2011.


Le génome de cette nouvelle souche a finalement pu être entièrement séquencé par les chercheurs, qui ont trouvé son origine dans le virus de la grippe aviaire, en circulation depuis 2002 parmi les oiseaux sauvages d'Amérique du Nord. Il aurait depuis muté pour infecter les mammifères par voie respiratoire. Si aucun cas n'a été détecté jusqu'ici chez l'Homme, les scientifiques de l'Université de Columbia à New York sont inquiets, redoutant une nouvelle mutation du virus qui serait aussi dangereuse pour l'homme que le H5N1.



La protection de l'environnement rend service à l'humanité


Selon Ian Lipkin, professeur d'épidémiologie à l'Université de Columbia cité par nos confrères de l'AFP, « ces découvertes renforcent l'importance de surveiller la vie sauvage pour pouvoir anticiper et prévenir des pandémies ». Cinq animaux ont par ailleurs été soumis à une analyse anatomique et microbiologique. Tous ont été recueillis dans le pic de l'épidémie (de fin septembre à octobre) et ont eu une pneumonie, en plus d'être victimes d'ulcérations de la peau et de la muqueuse buccale.


Ainsi les phoques, déjà grandement menacés par la pollution, qui ne cesse de s'aggraver et détériore inexorablement leur écosystème, sont-ils maintenant la cible d'un virus dévastateur. Détecter et soigner ce virus mutagène nous permettrait de protéger ces animaux, mais aussi de prévenir tout risque futur pour l'Homme. Nous n'en sommes malheureusement pas encore là.


Lire la suite
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant