Les bâtiments des Jeux Olympiques de Londres respectent les standards du développement durable

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Les bâtiments des Jeux Olympiques de Londres respectent les standards du développement durable
Les bâtiments des Jeux Olympiques de Londres respectent les standards du développement durable
Les Jeux Olympiques de Londres (Grande-Bretagne) approchent à grands pas. Le comité d'organisation l'assure : l'événement, quoique par essence générateur de pollutions diverses, sera respectueux de la planète. Force est de constater que, si tous les projets green n'ont pas abouti et que le problème de la pollution atmosphérique aurait pu voire dû être en partie solutionné en prenant des mesures plus ambitieuses, ils se sont donnés les moyens de leur ambition.

Des quartiers entiers ont été « verdis » (NDLR : Le Parc Olympique, lui, a été construit sur une ancienne zone industrielle de l'Est de la ville), un système de location de vélos en libre-service a été inauguré il y a deux ans déjà, les légendaires bus à l'impériale et autres cabs ont été pour partie modifiés ou remplacés pour réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) dues aux transports... La liste des dispositions écologiques entreprises par la municipalité est longue et rarement une ville organisatrice n'avait fait l'objet d'une telle « cure d'assainissement » en vue de la grand-messe du sport mondial.

Alors que le budget des Jeux Olympiques a littéralement explosé depuis la désignation de la capitale britannique en juillet 2005, elle sait il est vrai avoir d'autant moins le droit de se manquer. Les écologistes ont néanmoins tancé l'acoquinement du comité d'organisation avec BP et Dow Chemical, « mécènes » respectivement responsables de la marée noire dans le Golfe du Mexique en avril 2010 et ? l'entreprise s'appelait alors Union Carbide - de la catastrophe de Bhopal (Inde) en décembre 1984, qui reste la plus grave de l'histoire de l'industrie et fait encore parler d'elle.

Des économies d'énergie incontestables

Il reste que le stade olympique de Londres, construit notamment avec des pistolets et des couteaux recyclés (!) et qui peut accueillir quelque quatre-vingt mille spectateurs, est le plus léger jamais construit dans l'histoire de l'olympisme moderne. La question de son avenir n'a toujours pas été tranchée : les clubs de football de West Ham et de Tottenham se sont disputés l'enceinte, mais aux dernières nouvelles, elle pourrait finalement être utilisée dans le cadre d'un... Grand Prix de Formule 1. Dans le pire des cas, l'arène, qui a en outre été équipée de bassins de récupération de l'eau de pluie ? ce qui, vu les précipitations à Londres, est une initiative d'autant plus judicieuse -, devrait être plus facile à démanteler que la grande majorité de ses homologues.

Le vélodrome, lui, se démarque par un système de ventilation naturelle ainsi que par une utilisation restreinte de la lumière artificielle grâce à l'installation de petites lucarnes sur le toit. L'ensemble permet de substantielles économies d'énergie, relatent nos confrères du site Internet Inhabitat.com. La structure a également été pourvue de bassins de récupération de l'eau de pluie, ce qui limite la quantité d'eau utilisée pour l'irrigation du terrain et le rinçage des toilettes.

Quant à la Basketball Arena, d'une capacité de douze mille places et qui pourrait être vendue à un pays en développement (PED) ou au comité d'organisation des Jeux Olympiques de Rio de Janeiro (Brésil), lesquels auront lieu en 2016, elle est elle aussi particulièrement légère de par un recours moindre à l'acier et au béton. Il convient également d'évoquer le Centre aquatique, deuxième bâtiment le plus vaste derrière le Stade olympique et construit à partir de blocs préfabriqués modulaires (en béton néanmoins). Il en a résulté là aussi des rejets de CO2 moindres, à plus forte raison parce que les matériaux ? y compris les huit cent soixante-six mille carreaux nécessaires à la construction de la piscine et des vestiaires - ont été acheminés par des trains et non par des camions.

Nonobstant son coût évidemment élevé, le complexe olympique aura donc été conçu selon les préceptes du développement durable. Sur ce point en particulier, personne n'objectera que le comité d'organisation des Jeux Olympiques de Londres a fait sienne la devise du Baron Pierre de Coubertin Citius, Altius, Fortius (« Plus vite, plus haut, plus fort »).
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